Réorganisation du système de santé: Martine Couture se fait rassurante

Réorganisation du système de santé: Martine Couture se fait rassurante
La présidente-directrice générale de l'Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Martine Couture, la présidente-directrice générale de l’Agence de la santé et des rervice sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, se fait rassurante à la suite de l’annonce du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. Ce dernier a déposé, jeudi, le projet de loi 10 qui vise à mettre en place un Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) par région où toute l’administration des établissements de santé publics y serait regroupée.

Cela signifie que les six CSSS de la région n’auront plus qu’un seul conseil d’administration qui devra gérer notamment tous les hôpitaux, les centres d’hébergement et soins longue durée et les CLSC du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le gouvernement du Québec estime que 1 300 postes-cadres seront abolis au niveau de la province et que cette réforme, qui devrait être complètement mise en place d’ici deux ans, générera des économies de 220 millions de dollars par années de façon récurrente.

Les impacts dans la région

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la présidente-directrice générale de l’Agence de la santé et des services sociaux, Martine Couture, estime qu’il est encore trop tôt pour avancer le nombre de personnes qui seront mises à pied.

«La majorité des gens seront réintégrés dans la fonction publique ou au sein du CISSS. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de chiffrer cette restructuration, mais nous pouvons vous assurer que les conditions de travail seront maintenues. Les coupures se feront surtout par les départs à la retraite», souligne-t-elle.

Quant aux services offerts à la population, Mme Couture se fait rassurante.

«Il n’y aura pas de fermeture des points de service ni de perturbation au niveau des services en cours. Le but est d’assurer une fluidité et de simplifier l’accès aux services pour la population en créant une porte d’entrée unique», ajoute celle-ci.

Une composition complexe

Avant l’arrivée du projet de loi 10, le réseau de la santé était composé de trois paliers décisionnels soit le gouvernement, les agences de la santé régionales et les CSSS (local). Or, une fois le projet adopté, il ne restera que deux structures.

«Le fait de passer de trois paliers de gouvernance à deux permettra également un lien plus direct entre le ministre et le lieu où se donnent les services à la population», croit Martine Couture.

Cette dernière n’a guère été surprise d’apprendre les intentions du ministre Barrette puisque des signes évidents laissaient présager une telle réorganisation.

«Beaucoup de choses avaient déjà été mises de l’avant. Lors du dévoilement des objectifs budgétaires, nous savions qu’un processus de transformation important allait s’amorcer, mais nous n’en savions pas davantage. Aujourd’hui, nous avons en main les grandes lignes», conclut, Mme Couture.

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