Routes : les haies brise-vent prouvent de plus en plus leur utilité

Routes : les haies brise-vent prouvent de plus en plus leur utilité

Un lamier-sécateur

AGRICULTURE. Depuis 2002, on a vu apparaître quelque 470 kilomètres de haies brise-vent dans les champs des agriculteurs autour du lac Saint-Jean. Notamment, leur rôle premier est de favoriser la retenue de la neige au sol en hiver et de favoriser l’humidité des champs en été, ce qui fait en sorte que lors des années difficiles, le rendement des champs à proximité de ces brise-vent est amélioré.

C’est notamment ce que démontre la première étude du genre réalisée dans la région par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) en collaboration avec La Financière agricole du Québec et Biopterre – Centre de développements des bioproduits.

Les résultats de cette étude démontrent l’incidence des haies brise-vent sur les rendements des cultures fourragères et céréalières.

Le 14 avril dernier, quelque 65 propriétaires terriens, des représentants des MRC et du milieu de l’enseignement, participaient à une journée de démonstration se tenant à la ferme du Carrousel, à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix, au cours de laquelle André Vézina, expert en la matière, donnait une conférence sur l’entretien des haies, jeunes ou matures.

Depuis 2002, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a versé une aide financière totale de plus de 951 000 $ aux producteurs agricoles de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean pour la plantation d’environ 470 km de haies brise-vent en champ et l’aménagement de bandes riveraines, ce qui représente des centaines de milliers d’arbres et d’arbustes.

Aujourd’hui, il est temps de les entretenir et une partie de la conférence portait précisément sur la façon de faire et l’utilisation d’une machinerie appropriée pour le faire.

Efficacité

Cette journée a été consacrée en partie à plusieurs présentations de taille de haies brise-vent effectuée au moyen d’outils à main (sécateurs manuels et électriques, scies à élaguer) et d’outils mécanisés (lamier-sécateur et déchiqueteur sur tracteur).

Selon Benoît Poiraudeau, technicien agricole au MAPAQ, les premières plantations qui remontent au début des années 2000 ont atteint des hauteurs impressionnantes. Il est donc temps d’en faire un bon entretien pour enlever les branches qui peuvent nuire ou empiéter inutilement sur les cultures.

Il faut également bien apprendre à dégager le pied des arbres pour permettre la circulation partielle de l’air afin d’optimiser le rendement de la haie.

L’objectif n’est pas de créer un mur végétal mais bien une protection qui retient la neige en hiver et une partie de l’humidité en été.

Notamment, dans certains secteurs comme la route 169 à Métabetchouan, on utilise des haies brise-vent en guise de clôture à neige et on analyse présentement leur efficacité en ce sens.

On procède également à des expérience en utilisant différentes espèces d’arbres pour valider laquelle est la plus performante en terme de brise-vent et possède une valeur marchande quand elle est rendue à maturité.

Un des objectifs est de composer des haies avec trois ou quatre espèces d’arbres différents. Advenant une maladie qui attaque un type d’arbre en particulier, la haie ne sera pas totalement détruite.

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