Saint-Nazaire : Un tout nouveau CPE pour cette année

Par Janick Émond
Saint-Nazaire : Un tout nouveau CPE pour cette année
La coordonnatrice et ancienne directrice du CPE Les Picassos de L’Ile, Diane Duperré. (Photo : Trium Médias - Janick Émond)

Un premier centre de la petite enfance (CPE) ouvrira d’ici la fin du mois de novembre à Saint-Nazaire. C’est le CPE Les Picassos de L’Ile d’Alma qui ouvrira une deuxième installation dans la municipalité.

Il s’agit d’un projet évalué à environ 1,2 M$, financé à presque 100 % par le gouvernement.

« Initialement, l’entièreté du projet était financée par le gouvernement. Par contre, il y a eu des dépassements de coûts et le CPE investit environ 260 000 $ dans la construction du nouveau centre. Le reste, c’est payé grâce à la subvention », indique la coordonnatrice du projet et ancienne directrice du CPE Les Picassos de L’Ile, Diane Duperré.

Au total, 36 places quotidiennes seront disponibles dans le nouveau CPE. On retrouvera un groupe pour 10 poupons (0 à 18 mois), deux groupes multiâges (18 mois à quatre ans) et un groupe de quatre ans.

De plus, deux places sont spécialement réservées pour les familles immigrantes.

« La municipalité de Saint-Nazaire a accueilli l’an dernier cinq travailleurs étrangers du Mexique pour venir travailler chez Proco. Leurs familles devraient les rejoindre et on leur garde deux places, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas plus qui vont fréquenter le CPE ! Ça va permettre à de jeunes enfants qui ne parlent pas le français d’apprendre la langue, mais c’est aussi l’inverse, les jeunes d’ici pourront apprendre une autre culture que la leur. »

Indépendance

Ce nouveau CPE misera beaucoup sur l’indépendance des jeunes et l’apprentissage par soi-même, notamment grâce à la salle de psychomotricité Aucouturier.

« C’est-à-dire qu’avec cette salle, on permet à l’enfant de s’autoréguler. Il y a deux règles, je ne me fais pas mal, et je ne fais pas mal aux autres. On est dans un monde où l’adulte gère beaucoup le risque pour l’enfant, mais nous on veut que l’enfant apprenne par lui-même à gérer son propre risque. »

Également, le CPE permettra à l’enfant de s’approprier son milieu dans un environnement le plus naturel possible.

« Dans notre cour arrière, il y a des roches, des arbres, du gazon, bref, un environnement naturel. De nos jours, on voit beaucoup de CPE que tout ce côté naturel est enlevé et on crée une cour arrière où tous les risques sont retirés pour pratiquement placer du caoutchouc au sol pour ne pas que l’enfant se blesse. Ce n’est pas ça que nous voulons ici. »

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