Sécurité des routes forestières : Daniel Perron interpelle le gouvernement

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Par Janick Émond
Sécurité des routes forestières : Daniel Perron interpelle le gouvernement

« Ça vaut combien la vie d’un travailleur forestier ? Pourquoi quand Rio Tinto va travailler dans un secteur forestier, ils étendent du calcium pour ne pas que la poussière lève, mais nous, les entreprises forestières, personne ne s’occupe de notre sécurité ? », lance le propriétaire de Foresterie DLM et du Pavillon des Passes-Dangereuses, Daniel Perron.

Ce dernier réclame au gouvernement de l’aide afin de sécuriser les chemins forestiers du secteur des Passes-Dangereuses.

Actuellement, seulement un secteur de 250 km reçoit un épandage de calcium pour éviter de créer des nuages de poussière. Cependant, un secteur de 100 km et un autre de 150 km ne reçoivent rien, ce qui cause de nombreux accidents chaque semaine.

« Il y a des dizaines d’accidents par semaine dans ces secteurs, ça n’a aucun bon sens. Ces accidents, heureusement, n’ont pas encore été mortels, mais ça fait qu’on n’en entend pas parler. Ce sont des accidents qui arrivent à 30-35 km/h. On roule des centaines de kilomètres dans des nuages de poussière sans voir où on s’en va. »

Visite caquiste

Les députés caquistes de la région, Éric Girard, Nancy Guillemette, François Tremblay ainsi que la ministre Andrée Laforest, ce sont rendu la semaine dernière au Pavillon des Passes-Dangereuses pour constater la condition des chemins et discuter avec Daniel Perron.

« On n’a jamais vu ça avant, trois députés et une ministre qui viennent en forêt pour discuter avec nous. Ça démontre qu’ils nous ont à cœur », mentionne Daniel Perron.

Il ajoute que les députés sont arrivés avec des pistes de solutions et des idées afin d’améliorer la situation.

« Ils ont indiqué vouloir approcher plusieurs ministères afin d’aller chercher des fonds. On a senti leur préoccupation et leur détermination à vouloir nous aider. »

Daniel Perron souligne qu’un projet-pilote a d’ailleurs été déposé auprès des députés.

« Ce qu’on demande, c’est un fond de 2,5 M$ sur trois ans afin de faire trois épandages de calcium par année. Ça reviendrait à environ 300 000 $ par épandage. »

Toutefois, il est conscient de la situation économique actuelle, et il serait prêt à accepter moins d’argent.

« On pourrait avoir qu’un seul épandage par année et on serait très content. Déjà, la sécurité serait grandement améliorée et ça réduirait le nombre d’accidents. »

Daniel Perron travaille sur le dossier depuis l’an dernier. Il espère avoir une réponse du gouvernement d’ici le mois de mai prochain, et possiblement réaliser un premier épandage en juin 2021.

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