Tournevent passe à la vitesse supérieure

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Tournevent passe à la vitesse supérieure
Les copropriétaires de la ferme Tournevent, Audrey Bouchard et Guillaume Dallaire, ont fait de leur entreprise un fleuron de l’agriculture biologique au Lac-Saint-Jean. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey-Simard)

La ferme d’agriculture biologique ­Tournevent, à ­Hébertville, s’apprête à investir 2,4 M $ dans l’agrandissement de son espace d’entreposage et l’automatisation de ses opérations.

Il s’agira plus précisément de doubler l’espace destiné à l’entreposage des grains et des légumineuses.

De plus, la ferme souhaite passer à la vitesse supérieure en ce qui a trait à l’automatisation de ses opérations, amorcée depuis quelques années déjà.

« ­On est en ­semi-automatique pour l’embouteillage de l’huile. Donc là, on veut être complètement automatisé. Même chose pour l’ensachage des grains », indique la copropriétaire de la ferme ­Tournevent, ­Audrey ­Bouchard.

C’est principalement en termes d’efficacité opérationnelle que l’on souhaite ainsi réaliser des gains.

« ­On veut aller chercher beaucoup plus de constance et de prévisibilité. Quand c’est un appareil qui effectue une tâche, c’est toujours plus facile d’avoir de la régularité », fait valoir ­Audrey ­Bouchard.

De façon générale, les nouvelles chaînes de production permettront à l’entreprise de mieux accomplir sa mission, soit de « devenir un moteur intéressant au niveau de l’approvisionnement local en fournissant de la nourriture saine pas juste dans la région, mais à la grandeur de la province. »

La superficie de culture de la ferme ­Tournevent s’étend sur près de 550 hectares. Il n’est toutefois pas question d’accroître significativement la production pour le moment. « ­Ce qu’on veut, c’est faire plus de transformation », nuance ­Audrey ­Bouchard.

Tournevent transforme actuellement le tiers de ses récoltes, une proportion que l’on entend doubler à l’aide des nouveaux équipements, qui devraient être opérationnels d’ici l’été 2023.

« ­On ne veut plus être obligés d’envoyer nos récoltes à l’extérieur. On veut les transformer localement, ici, dans la région. »

­Main-d’œuvre

L’automatisation des opérations vise également à se prémunir contre le manque de travailleurs.

« ­On sait qu’on va être encore pris avec la pénurie de ­main-d’œuvre pour au moins une dizaine d’années. »

D’ailleurs, si la ferme dispose de suffisamment d’employés à l’heure actuelle, c’est qu’elle a eu recours à l’embauche de travailleurs étrangers.

Deux ­Guatémaltèques sont actuellement à l’emploi de l’entreprise, tandis qu’un troisième rejoindra bientôt l’équipe.

« ­On va toujours travailler à coup de trois travailleurs étrangers au moins », précise ­Audrey ­Bouchard.

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