Un important chantier à l’église Saint-Joseph d’Alma

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Un important chantier à l’église Saint-Joseph d’Alma
De gauche à droite : Raynald Émond, André Bergeron ; respectivement vice-président et président du conseil de la Fabrique, et Dany Fortin, chargé de projet embauché par la Fabrique. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Des travaux de l’ordre de 300 000 $ ont présentement cours dans le toit de l’église Saint-Joseph d’Alma. Plus précisément, les travailleurs s’attaquent à l’isolation inadéquate, qui a endommagé au cours des dernières années les plafonds dans l’enceinte du bâtiment.

La première phase des travaux a débuté le 8 mars dernier et devrait s’échelonner jusqu’en mai. Celle-ci a pour but de remplacer l’isolation située entre le plafond et le toit de l’église.

La seconde phase des travaux consistera quant à elle à remplacer le fini de plâtre et la peinture à l’intérieur de l’église. L’ensemble des travaux devraient être terminés d’ici la fin de l’année. La Fabrique assure qu’il sera tout de même possible d’y tenir des messes dans la section centrale.

Pour financier le projet, la Fabrique croit pouvoir souscrire à des programmes gouvernementaux. Elle espère également obtenir l’appui financier de la ville d’Alma.

Isolation

Présentement, cinq travailleurs travaillent méticuleusement dans un environnement chaud, poussiéreux et hostile afin de retirer l’amiante, un isolant hautement toxique. Celle-ci sera remplacée par de la laine minérale ainsi que de l’uréthane giclé.

« Les travailleurs sont en train d’ouvrir l’entretoit car il y avait des problèmes au niveau de l’humidité. Entre le plâtre et le bois, il y a une différence de température entre les deux sections. Dorénavant, il ne va y avoir qu’un seul volume d’air », explique le chargé de projet Dany Fortin de l’entreprise Services de projets ESSOR, qui a été embauché par la Fabrique.

Les derniers travaux d’envergure remontent à 2006. Comparativement à il y a 15 ans, une étude plus poussée a été commandée.

« Ils ne s’étaient pas rendus à la source. L’an dernier, on a fait un suivi au niveau de l’architecture pour tenter de comprendre d’où venait le problème », ajoute-t-il.

Impressionnant bâtiment

La réfection d’une église est une première pour Dany Fortin. Depuis qu’il participe au projet, il se dit grandement impressionné par la conception de l’église, notamment sa charpente. Il voue une admiration aux travailleurs qui ont érigé l’édifice au début du XXe siècle.

Comme il s’agit d’un bâtiment patrimonial, une attention particulière doit être portée pour ne pas abimer les matériaux d’origine.

« Il faut vraiment le voir de nos yeux pour comprendre toute la complexité et l’ingéniosité derrière cette église. J’admire ces travailleurs qui avaient peu de moyens. C’est incroyable qu’en plus de 100 ans, ça soit toujours aussi solide », affirme-t-il.

 

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