Usine Alma: Rio Tinto Alcan a eu recours à au moins un travailleur illégal

Selon le Rapport d’enquête du ministère du Travail sur le recours à des briseurs de grève à l’Usine Alma par Rio Tinto Alcan, la compagnie aurait contrevenue à la loi en utilisant un employé cadre embauché après la période prescrite, soit le 2 octobre 2011. Cet employé a dévoilé aux enquêteurs que sa tâche consistait, depuis le déclenchement du lock-out le 1er janvier, à effectuer le transport des anodes dans l’usine, ce qui contrevient ainsi au Code du Travail.

Réagissant à ce rapport, Marc Maltais, président du Syndicat des travaileurs de l’aluminium d’Alma, n’a nullement été surpris de ce rapport en soulignant que le fait que l’on ait trouvé un travailleur illégal démontre que la direction de Rio Tinto Alcan a menti à la face de la population.

Marc Maltais considère que le soir où les inspecteurs se sont présentés à l’usine, en même temps qu’une délégation syndicale, ils ont dû attendre quelque deux heures et demi avant de pouvoir se rendre sur le plancher de l’usine pour réaliser leur travail d’inspection.

Le président du syndicat estime que ce laps de temps a été suffisamment important pour permettre de sortir les employés qui n’avaient pas d’affaire à être là.

Également, Marc Maltais promet que des suites seront données à ce rapport car ils ont d’autres éléments à faire valider.

On se rappellera que le Syndicat des travailleurs de l’aluminerie d’Alma avait porté des accusations contre la compagnie dès le début du lock-out en affirmant que RTA utilisait des briseurs de grève afin de poursuivre les opérations à son Usine Alma.

Le ministère du Travail avait répondu positivement à cette requête en déléguant à l’usine trois inspecteurs qui ont rencontré la direction de l’Usine Alma et chacun des quelque 224 travailleurs cadres que la direction affirmait utiliser dans l’usine pour les opérations.

Selon les inspections du statut de chaque employés dans l’usine, l’un deux, un coordonnateur, a été embauché après le début de la période de négociation et le déclenchement du lock-out, le 1er janvier, contrevenant ainsi à la loi, d’autant plus que l’employé en question effectuait des tâches normalement dévolues aux employés syndiqués.

Selon le rapport, les quelque 224 employés-cadres actuellement en service pour maintenir en opération l’Usine Alma sont conforme aux normes du travail.

Également, un total de cinq travailleurs en provenance d’autres établissements de la compagnie ont effectué du travail à l’Usine Alma avant le début du lock-out. Cependant, la direction a précisé aux inspecteurs que ces cinq employés ont été évacués de l’usine via un transport en hélicoptère le matin du premier janvier, soit quelques heures après que la direction eut imposé le lock-out à ses travailleurs.

Finalement, le recours à un sous-traitant pour nettoyer les quelque 288 cuves arrêtées ne contrevient pas à la loi car il y a une exception qui permet à une entreprise de voir à la protection de ses équipements.

Les réactions à ce rapport viendront au cours des prochaines heures, après que les parties en auront pris connaissance.

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