Ville d'Alma demande aussi à Greenpeace de mettre la pédale douce

Ville d'Alma demande aussi à Greenpeace de mettre la pédale douce
Le maire d'Alma

MOT DESCRIPTION. Au même titre que plusieurs autres municipalités de la région, Ville d’Alma demande à l’organisation Greenpeace de modérer ses attaques envers les compagnies forestières en regard de l’attribution des certificats forestiers.

« Présensentement, la situation forestière dans la région est passablement difficile pour ne pas dire inquiétante pour l’avenir de notre région et bien souvent, pour des raisons qui ne sont pas de la responsabilité des entreprises qui y travaillent. Il y a de l’inquiétude qui est de plus en plus importante et avec raison et s’il n’y a pas de solutions qui se trouvent rapidement, je pense entre autres au gouvernement du Québec qui doit accélérer ses négociations avec les Autochtones et trouver des solutions permanentes pour la protection du caribou forestier, ce qui n’est pas encore établi. Il y a des normes sévères concernant notre forêt et nous perdons dû à des campagnes de dénigrement genre Greenpeace. Nous perdons de plus en plus de clients », constate Marc Asselin.

Ce dernier, suivi de tout son conseil, a accepté de faire cette résolution qui parvient de plusieurs municipalités pour bien faire comprendre à certains groupes de pression les malheurs et les dangers qui peuvent survenir aux populations.

« Ces résolutions-là ne sont pas pour venir en défenses aux multinationales, elles sont là pour faire réfléchir à notre société qui est encore très influencée car il est nécessaires d’avoir les retombées économiques de la forêt et du bois d’œuvre qui sont toujours à la base de notre économie », d’ajouter le maire.

Résolution

Le texte de la résolution est très élaboré et repose sur une série de considérants qui font référence notamment à la prise de position par de nombreux élus et parties prenantes dans le litige entre Greenpeace, la compagnie forestière Produits Forestiers Résolu et des effets sur les acteurs des régions et les collectivités forestières.

Dans cet esprit, le conseil municipal de la Ville d’Alma et d’autres municipalités soutiennent qu’il est important de signifier à Greenpeace les effets de leurs actions sur la durabilité des générations présentes et futures;

Ils conviennent que l’industrie forestière, dont Produits Forestiers Résolu, tout comme toutes les entreprises forestières québécoises, doivent respecter des normes gouvernementales et environnementales très strictes et obligatoires et que la ressource forestière est exploitée et gérée dans une perspective de développement durable alors que l’aménagement durable des forêts vise à maintenir ou à améliorer la santé à long terme des écosystèmes forestiers afin d’offrir aux générations d’aujourd’hui et de demain les avantages environnementaux, économiques et sociaux que procurent ces écosystèmes.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec apporte un soin jaloux à l’évaluation de la performance forestière et environnementale et que l’accès à la matière ligneuse en forêt publique est un privilège accordé à un nombre restreint d’organismes, d’entreprises forestières et d’usines de transformation du bois. Ceux qui jouissent de ce privilège doivent s’acquitter de certaines obligations notamment celles de s’assurer que la récolte des bois respecte les indicateurs de performance établis par ce dernier. À cet effet le Ministère a mis en place un outil précieux pour la mise en oeuvre du nouveau régime forestier soit un système de gestion environnementale et d’aménagement durable des forêts;

Ce système permet de réduire les impacts de ces activités d’aménagement forestier sur l’environnement par la mise en place, dans toutes les régions du Québec, de mécanismes de gestion rigoureux. En 2005, le Ministère a adopté onze Objectifs de Protection et de Mise en Valeur (OPMV) des ressources du milieu forestier qui ont été intégrés aux plans généraux d’aménagement forestier de 2008-2013. Chaque unité d’aménagement forestier a des objectifs qui devaient être atteints par la réalisation d’activités d’aménagement forestier.

La forêt, au Québec tout comme ailleurs, contribue largement à l’économie, à la vie sociale et à des mesures de conservation et de protection de la planète. Dans l’ensemble des régions au Québec, la forêt, c’est le pain et le beurre des citoyens qui l’habitent et que nous en prenons un soin jaloux, pour les générations futures.

La demande de Ville d’Alma est très claire sue le sujet: « Nous demandons que Greenpeace évalue dorénavant les impacts de leurs actions sur les travailleurs, leurs familles et les régions, dans leur campagne de boycottage de produits provenant de la transformation par les industriels forestiers du Québec de la matière ligneuse et de la forêt et que Greenpeace trouve des solutions par des pourparlers afin de mettre un terme aux effets désastreux sur l’économie de plusieurs régions du Québec, dans leur litige envers cette industrie », lance Marc Asselin.

Une copie de cette résolution a été transmise à Nicolas Mainville, directeur pour Greenpeace Québec; à Richard Garneau, Président et Chef de la direction Produits Forestiers Résolu; à Philippe Couillard, Député du comté Roberval et Premier ministre du Québec; à Stéphanie Vallée, Ministre de la Justice et Procureure générale du Québec; à Laurent Lessard, Ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs; à Jacques Daoust, Ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportation; à David Heurtel, Ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques; à Pierre Moreau, Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire; à Stéphane Bédard, Chef de l’opposition officielle; à François Legault, Chef du deuxième groupe d’opposition ainsi qu’à toutes les municipalités de la MRC Lac-Saint-Jean-Est ainsi qu’aux MRC Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine.

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