Chroniques

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Pour une nouvelle conférence régionale du ­Saguenay–Lac-­Saint-Jean

Le 09 novembre 2022 — Modifié à 11 h 44 min le 17 avril 2023
Par Diane Lemieux

La dernière intervention de nos préfets pour interdire la présence du ­Comité de sauvegarde de la rivière ­Péribonka dans le groupe désigné pour délimiter la future aire protégée sur la ­Péribonka, illustre une fois de plus que nous avons un cruel déficit de démocratie en matière de gestion régionale.

Il y a quelques années, le gouvernement libéral mené par ­Philippe ­Couillard abolissait les ­Conférences régionales des élus (CRE). Nous aurions dû, comme régionaux, refuser son élimination et assumer par nos propres moyens son existence. Bien que loin d’être parfaite, cette organisation n’en demeurait pas moins le seul lieu de discussion régionale de nos leaders tant politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

Au moment où l’on assiste impuissamment au dépérissement accéléré de la démocratie dans l’ensemble du monde, on voit bien que les solutions ne viendront pas des « grandes démocraties » et encore bien moins des dictatures de plus en plus nombreuses. Au moment où l’on traverse de grandes incertitudes que ce soient en matière de démocratie, mais également d’environnement et de partage des ressources financières, il nous apparait qu’il y a deux pistes d’orientation.

La première, c’est que la décentralisation des décisions est fondamentale.

S’il y a une chose que nous avons essayé de tous bords et tous côtés et qui n’a pas fonctionné, c’est bien la centralisation des décisions. Plus le processus de décisions est centralisé et plus la responsabilité appartient à un nombre d’individus limités qui sont plus souvent qu’autrement, éloignés des besoins et de la réalité des milieux concernés. René ­Lévesque disait que la décentralisation c’était : « la reconnaissance de la capacité des régionaux à prendre les décisions qui les concernent en tenant compte de leur besoins et de leur réalité ».

La deuxième orientation c’est la réunion des forces vives de la région. Nous avons besoin de nous donner un projet de région, qui réunit l’ensemble des intervenants des différents secteurs. Oui, le milieu politique municipal et régional est fondamental en ce qui regarde la légitimité des actions que nous pourrons poser dans l’avenir, mais il faut convenir que sans l’apport de la société civile, la mobilisation et responsabilisation, ne pourront être au ­rendez-vous.

C’est pourquoi nous lançons un appel à tous et à toutes afin de réclamer à nos élus : la mise en place d’une ­Commission politique consultative, qui aura pour tâche de consulter la population et les organismes du milieu et de faire rapport en ce qui a trait aux rôles, aux pouvoirs, au fonctionnement, à la composition, au financement et au nom de la future « ­Conférence régionale » du ­Saguenay-Lac-­Saint-Jean.

Comité de sauvegarde de la rivière ­Péribonka

Denis ­Trottier, ­Richard ­Hébert et ­Bernard Généreux

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