Un premier «café mortel» à Alma

Un premier «café mortel» à Alma
Un premier « café mortel » aura lieu à Alma le 26 mars.

La mort est un sujet tabou dans notre société. Or, les «death cafés» qui, depuis quelques années, se multiplient un peu partout dans le monde permettent justement de créer des lieux où l’on peut aborder la question ouvertement et sans jugement. Un premier «café mortel» est prévu à Alma ce jeudi 26 mars.

Cette activité gratuite aura lieu en matinée à 9h30, à l’Exode Café. Il s’agit d’une initiative de Marie-Andrée Tremblay, infirmière de formation et conférencière. Celle-ci enseigne les soins palliatifs et l’éthique à l’UQAC. Quand elle a eu vent du concept des cafés mortels, elle a décidé de rendre service en organisant une première rencontre dans la région. «Les gens sont souvent mal à l’aise d’aborder la question et pourtant la mort fait partie de la vie», souligne Mme Tremblay.

Ouvert à tous, que l’on soit endeuillé ou non, le café mortel est en réalité un groupe de discussion, un endroit où l’on peut partager sa vision, ses craintes, ses expériences, ses croyances ou ses réflexions au sujet de la mort et ce, autour d’un café. Une occasion d’écouter, d’échanger ou de philosopher, dans le respect. «Parler nous enlève souvent des craintes et nous rassure», explique Mme Tremblay.

Nul besoin de réserver pour y assister. «Le pari du café mortel c’est qu’on lance un appel à tous et les gens intéressés se présentent sur place», indique-t-elle. Selon la réponse et l’intérêt de la population, il sera décidé par la suite si l’activité sera répétée à quelques reprises durant l’année.

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