Conduire une motocyclette, dangereux ou pas?

Conduire une motocyclette, dangereux ou pas?

En dépit du fait qu’il s’agisse du meilleur bilan des quatre dernières années, la pratique de la moto demeure un loisir à risque d’accidents graves. (Photo depositphotos - Kodda)

La saison de la motocyclette est bel et bien commencée et déjà on dénombre, dans la région, au moins trois accidents impliquant ce type de véhicule.

Selon la directrice de la recherche et du développement en sécurité routière à la SAAQ, Lyne Vézina, la région se distingue tout de même positivement, lorsque comparée à d’autres régions du Québec.

En ce qui nous concerne, il s’agit du meilleur bilan des quatre dernières années. Elle croit que les adeptes de la conduite à moto adoptent de plus en plus de bons comportements routiers et que les cours de conduite portent fruit.

«C’est encourageant, car il y a une augmentation globale de 5 % de motocyclistes sur les routes, mais le nombre de victimes totale en motocyclette a diminué de 20,7 % pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.»

Bilan 2017

Selon la directrice, le facteur humain explique 90 % des collisions. L’état mécanique et les conditions climatiques expliquent l’autre 10 %.

On note une baisse de 33 % de décès en 2017, comparativement à 2016. La moyenne provinciale se situant plutôt à 9,3 %.

Une certaine stabilité se dessine, depuis 2016, chez les victimes de blessures plus graves, le nombre s’élevant à 10 depuis les deux dernières années.

Pour les blessures classées comme légères, on en recense 34 en 2017, tandis que 45 blessures du même type avaient été comptabilisées en 2016.

Les cours de conduite, spécifiques aux futurs motocyclistes, semblent favoriser l’adoption de meilleurs comportements routiers.   (Photo depositphotos – Photography33)

Projet de loi no. 165

Depuis le 18 mai, quelques mesures encadrant la pratique de la conduite de motocyclette ont vu le jour.

Selon Mme Vézina, ces mesures visent principalement à favoriser un meilleur apprentissage, dans des conditions sécuritaires et se veulent mieux adaptées aux nouvelles réalités des usagers.

L’une de ces nouvelles obligations consiste au respect d’un couvre-feu, interdisant à un titulaire d’un permis d’apprenti conducteur de la classe 6A, de conduire une moto entre minuit et cinq heures.

L’autre mesure, qui constitue une bonne nouvelle pour plusieurs motocyclistes, autorise essentiellement le retrait de l’accompagnement obligatoire pour les apprentis conducteurs.

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