Les entreprises sur pause : le moral tient le coup dans la tourmente

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Les entreprises sur pause : le moral tient le coup dans la tourmente
Stéphane St-Martin est directeur du Centre Desjardins Entreprises Lac-Saint-Jean. (Photo : courtoisie)

Même si la période de pause décrétée par le gouvernement du Québec doit se poursuivre jusqu’au 4 mai, le moral des entrepreneurs semble demeurer bon dans la tourmente. C’est du moins ce que perçoit Stéphane St-Martin, directeur du Centre Desjardins Entreprises Lac-Saint-Jean.

« Il faut bien le dire, on fait face à une situation qui est du jamais vu. Pour plusieurs entrepreneurs, c’était la première fois où ils étaient confrontés à la réalité de devoir mettre des employés à pied et c’était très difficile. Les premiers jours, on les sentait stressés et préoccupés, car ils ignoraient ce qui adviendrait », affirme Stéphane St-Martin.

Depuis, la donne a changé. Le contexte, s’il demeure teinté d’incertitudes, s’est tout de même précisé alors que les gouvernements ont annoncé des mesures de soutien importantes.

« Maintenant, il y a beaucoup de solutions sur la table. Avec nos partenaires locaux et régionaux, on peut faire pas mal de choses. On est là et on va continuer d’être là pendant la crise et au moment de la relance. »

Aide

« Le programme le plus attendu est certainement le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, qui permettra d’obtenir un prêt de 40 000 $ à 0% d’intérêt jusqu’au 31 décembre 2022. Un fort nombre d’entreprises y seront admissibles et dès que le programme sera actif, Desjardins offrira une formule de demande assez simple pour ses clients afin d’obtenir l’argent auprès du fédéral. »

Parallèlement aux mesures gouvernementales, Desjardins Entreprises a aussi pris différentes actions. Les équipes sont à pied d’œuvre afin de rejoindre tous les clients et prendre des dispositions.

« En attendant de connaître les règles des programmes gouvernementaux, nous nous sommes rapidement positionnés en offrant des moratoires de six mois sur le financement. Plus de 50% de nos membres ont saisi cette opportunité. »

Relance

La grande question demeure : à quand la relance? La balle est dans le camp du gouvernement, mais il y a des raisons de se montrer optimistes, croit Stéphane St-Martin.

« J’ai bon espoir que l’on pourra repartir la machine assez rapidement. Et peut-être que ça pourra se faire un peu plus rapidement encore dans une région comme la nôtre, où nous sommes isolés. »

En attendant, les entrepreneurs ne sont pas à la maison les bras croisés, mais bien en mode réflexion.

« La crise amène tous nos entrepreneurs à revoir leurs façons de faire et à continuer d’avancer malgré tout. Il s’installe une patience par rapport à la relance en vue de mieux se redéployer le moment venu. »

Chose certaine, soutient Stéphane St-Martin, les entreprises devront plus que jamais miser sur leur meilleur atout : leur capital humain.

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