Plan de déconfinement : la FADOQ appelle à une approche équilibrée

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Par Janick Émond
Plan de déconfinement : la FADOQ appelle à une approche équilibrée
Le directeur général de la FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean, Patrice St-Pierre. (Photo : Archives)

Avec le plan de déconfinement présenté par le gouvernement Legault mardi, la FADOQ, région Saguenay—Lac-Saint-Jean—Ungava rappelle l’importance d’agir avec prudence dans la diminution des contraintes, car le risque de contamination demeure très important.

Consciente que le confinement peut avoir un impact négatif sur la santé des aînés, la FADOQ estime que l’amoindrissement des restrictions engendra des effets positifs, à condition de ne pas laisser pour compte ceux qui ont une condition médicale et qui se sentent rassurés par les mesures de confinement.

« Nous avons beaucoup reçu de témoignages de nos membres ces dernières semaines qui jugeaient que les mesures de confinement étaient excessives, mais nous avons reçu aussi beaucoup d’appels d’aînés qui se sentent encore très vulnérables face à la COVID-19. Leur voix est présente et il faut aussi répondre à leurs inquiétudes. Il faut assurer une vigie serrée de la situation. Il ne faut pas infantiliser les aînés qui sont libres de faire leurs choix en fonction de leur état de santé. Et il ne faut pas que des aînés se fassent invectiver ou refuser l’accès à des commerces en dehors des plages horaires qui leur seront réservées », indique la FADOQ dans un communiqué envoyé aux médias.

Dans cet appel sur la nécessité d’agir avec prudence dans la mise en place de ce plan de déconfinement, la FADOQ indique avoir constaté, comme plusieurs, qu’il y a parfois une discordance entre le point de presse quotidien de monsieur Legault et la réalité sur le terrain, entre autres concernant la situation des proches aidants.

« Depuis le 16 avril, les proches aidants sont supposés avoir accès aux personnes qu’ils soutiennent. La réalité est que cette accessibilité est encore très ardue. Des familles et des amis ont encore de la difficulté à prendre contact avec leurs proches confinés. Il faut des directives claires, applicables et humaines afin que ça se concrétise sur le terrain. Le gouvernement doit clarifier ce qu’il entend par proche aidant significatif. »

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