Aut’Chose à Alma : « Mon public ne vieillit pas »

Julien B. Gauthier
Aut’Chose à Alma : « Mon public ne vieillit pas »
(Photo : Trium Médias - Julien B. Gauthier)

Les gars d’Aut’Chose ont donné tout un spectacle lors de leur passage à la Boite à Bleuets d’Alma le 24 janvier. Dans le cadre des Mots-Parleurs, le groupe mythique, formé en 1973, continue de faire briller les paroles du poète-rockeur, Lucien Francoeur, devant un auditoire de tous les âges.

Lucien Francoeur a beau avoir 71 ans, il est toujours aussi énergique. Atteint d’une grippe l’ayant cloué au lit quelques jours avant sa tournée jeannoise, ça ne l’a pas empêché de se défouler sur scène à Saint-Prime et à Alma avec ses cinq musiciens : le Jonquiérois Michel Langevin de Voïvod à la batterie, Vincent Peak de Groovy Aardvark à la basse, Joe Evil de Grimskunk aux claviers, Alex Crow et le membre original Jacques Racine aux guitares.

« J’ai toujours aimé le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le Rap à Billy, ça a vendu ici plus que partout ailleurs », a confié le Freak de Montréal.

Et il souhaite que ça continue. Mais le temps file, pour Francoeur. « Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte, mais, sans vouloir être tragidramatique, qui sait si je reviendrai… ».

« Le public, lui, il ne vieillit pas »

Ce qui fait la force d’Aut’Chose, c’est que son public est jeune. Des gens de 20 ans jusqu’à 70 ans. Les jeunes continuent à découvrir son matériel.

« Je n’ai pas l’impression de me répéter. Mon public n’a pas vieilli. Il s’est renouvelé, contrairement à mon chum Paul Piché. Lui, son public a son âge! », dit-il à la blague.

Par ailleurs, ce sont ses musiciens actuels – 30 ans plus jeunes que lui pour la plupart – qui sont venus le chercher pour reformer le groupe en 2005 et pour enregistrer l’album Chanson d’épouvante, qui s’est d’ailleurs mérité une nomination à l’ADISQ dans la catégorie Album rock de l’année.

À son grand désarroi, c’est Andrée Waters qui avait remporté le Félix à l’époque. « L’ADISQ, c’est une gamique », estime Lucien Francoeur, avec une certaine rancœur.

Projet

« On va faire un album d’Aut’Chose, ça c’est la priorité, explique le poète. Moi, je rêve d’une tournée bien organisée, avec un commanditaire, un winnebago pour faire toutes les villes où j’ai été aimé. Et avant chaque spectacle, on pourrait inviter des poètes de la place »

Francoeur veut que se perpétue l’aventure d’Aut’Chose. Le groupe fait une vingtaine de spectacles annuellement. « On joue beaucoup, mais on joue trop espacé. Y’a deux mois entre chaque shows. Il faut que je réapprenne les paroles. Mes automatismes me tombent, c’est embêtant ».

Pour l’instant, aucune date n’est prévue. Cependant, des pourparlers pour rééditer les albums originaux en vinyle sont en cours avec la maison de disques.

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