Cohésion dans la présentation de spectacles à Alma : La coopétition avant la compétition

Par Janick Émond
Cohésion dans la présentation de spectacles à Alma : La coopétition avant la compétition
Par année, le Café du Clocher présente entre 80 à 100 spectacles de la scène underground. (Photo : Trium Médias – Janick Émond)

« Depuis environ cinq ans, il y a un réel désir entre tous les présentateurs de spectacles à Alma de travailler ensemble. Il y a un désir que tout le monde réussisse et ça, on ne le retrouve nul par ailleurs. »

Voici le constat que formule Sam Gingras du Café du Clocher, Pierre Harvey du Lion Bleu, Janie Maltais de Festivalma, Manon Pilote et Stéphanie Girard d’Alma Spectacles ainsi que Joanie Racine de la Société de Développement Commercial du centre-ville d’Alma.

Les différents présentateurs de spectacles à Alma se parlent quelques fois par année afin d’établir l’horaire de shows, ainsi que les afters des évènements d’envergures. (Photo Trium Médias – Janick Émond)

Tous ces présentateurs de spectacles s’assoient à la même table, quelques fois par année, afin d’organiser l’horaire des shows qui auront lieu à Alma.

 

Même s’ils sont des compétiteurs, personne ne veut nuire à l’autre. La communication entre eux est régulière et une belle chimie s’est créée.

« Si on ne se parle pas, on se nuit l’un l’autre. Ainsi, en travaillant en concertation avec tout le monde comme ça, on évite de présenter deux spectacles du même genre, le même soir », mentionne Janie Maltais de Festivalma.

« Moi, j’appelle ça de la coopétition. Si on ne se parle pas, c’est certain qu’un moment donné, quelqu’un va en écoper, nous sommes un petit milieu. C’est donc une roue qui tourne. Si l’un va bien, l’autre aussi. Le monde attire le monde ! C’est gagnant pour tout le monde de se parler », ajoute Sam Gingras.

Pierre Harvey, le propriétaire du Lion Bleu, abonde également en ce sens. « La compétition est très saine, ce n’est pas comme à Montréal, nous sommes uniques à Alma dans notre faç

on de faire. On connait les calendriers des autres et ça permet de planifier nos spectacles et ne pas se piler sur les pieds », lance-t-il.

Répercussions

«  Il y a des impacts directs de cette collaboration. Immédiatement, on pense aux restaurateurs qui accueillent plus de monde, principalement lors des évènements. Comme tout le monde veille à ce que chacun fonctionne, l’offre de services, de spectacles, est ainsi augmentée. Les gens sont plus attirés à venir au centre-ville, puisqu’il y a plus d’offres », indique Joanie Racine.

Par exemple, pour le spectacle de Bryan Adams de cet été, les propriétaires de bars et les organisateurs de spectacles se sont réunis afin de préparer la soirée.

Ils ont ainsi pensé au service de navettes, qui prendra les gens après le souper au centre-ville pour les transporter à la Place Festivalma, avant de les reprendre plus tard pour les ramener au centre-ville poursuivre la soirée.

« Ailleurs, tout le monde essaie de manger l’autre. Ici, on se partage le monde », conclut Sam Gingras.

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