Dam-en-terre: une première réussie pour Deux Gars Deux Filles

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Par Yohann Harvey Simard
Dam-en-terre: une première réussie pour Deux Gars Deux Filles
Les comédiens Guillaume Pelletier, Lucien ratio, Monika Pilon et Ève Dufour Savard ont livré une solide performance lors de la première de leur spectacle Deux Gars Deux Filles. (Photo : Trium Médias - Yohann Harvey Simard)

C’est sous les rires et les applaudissements que s’est déroulée la première du spectacle Deux Gars Deux Filles, présenté jeudi dernier à la Dam-en-Terre.

Visiblement heureux de faire leur retour sur scène après un an de pause, le quatuor composé de Guillaume Pelletier, Lucien Ratio, Monika Pilon et Ève Dufour-Savard a livré une performance d’un incontestable dynamisme.

Cela dit, c’est par-dessus par leur créativité et leur versatilité que les comédiens ont brillé.

En effet, ce qu’il faut savoir, c’est que Deux Gars Deux Filles est une pièce de théâtre improvisé. Script et scénario ont donc été relayés aux oubliettes pour faire place à l’imagination et la spontanéité.

Inspirer du public

La participation du public a toutefois été mise à profit afin de donner une légère orientation à la pièce.

Un peu avant la représentation, les spectateurs étaient invités à inscrire sur feuille certaines informations telles que le lieu d’une rencontre qui a changé leur vie ou encore le toc d’une personne qui les accompagnait.

C’est aussi au public que revenait le choix des thèmes, choix qui s’est en l’occurrence arrêté sur l’ancienne émission Un gars, une fille de Guy A. Lepage et sur « soap américain ».

Une folie contrôlée

Rideau levé, les comédiens ont aussitôt commencé à lâcher leur fou, et c’est peu dire. Formant deux véritables couples dans la réalité, les quatre amis ont fait preuve d’une complicité hors norme alors qu’ils rebondissaient tour à tour sur les répliques souvent saugrenues, mais toujours aussi hilarantes de leurs partenaires.

À partir des modestes informations de leur public, ils ont su créer des mises en scène qui forcent au sourire, pour ne pas dire aux éclats de rire. Déguisements et personnages hauts en couleur se sont enchaînés sans relâche pendant une heure.

Remarquable était également la maîtrise du langage des comédiens. Utiliser le bon mot au bon moment et les bonnes tournures de phrase en temps opportun, ils en ont fait un art. Sans oublier leur capacité à prendre à peu près tous les accents inimaginables. À quoi l’on pourrait facilement ajouter leur talent de chanteur.

Mention spéciale à Alexandre Racine, qui tout au long de la pièce, a adapté la mélodie de son clavier au rythme extrêmement changeant des circonstances narratives et scéniques.

Jamais pareil

Une voyante arnaqueuse et un motard, une rencontre entre une grande insécure et un soi-disant Don Juan, une styliste exubérante et un vieux cowboy gérant de karaoké, les spectateurs ont eu droit à tout un spectacle.

Cependant, et c’est sans doute ce qui rend <Deux Gars Deux Filles aussi magique, la prochaine représentation sera elle aussi tout à fait inédite. Ce qui demeure certain, c’est qu’histoires rocambolesques et personnages singuliers seront assurément de la partie jusqu’au 28 août. Horaire complet disponible au https://www.damenterre.qc.ca/fr/theatre-dete.

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