Écrire un polar : Un rêve réalisé pour Gratien Duchesne

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Par Janick Émond
Écrire un polar : Un rêve réalisé pour Gratien Duchesne
Gratien Duchesne a réalisé un rêve en publiant ses deux premiers livres. (Photo : TRIUM MÉDIAS - Vicky Tardif)

À l’âge de 70 ans, l’honorable Gratien Duchesne réalise un rêve qu’il chérit depuis sa trentaine. Il y a quelques semaines, l’ancien juge à la Cour supérieure du Québec a lancé Le Consortium, un roman policiers en deux tomes.

« J’ai travaillé 10 ans sur l’écriture de ces deux tomes-là, lance-t-il. Une personne qui dit qu’il n’a pas eu de difficulté à écrire son premier livre, il ment. C’est très difficile, il faut avoir une certaine technique pour raconter son histoire et le syndrome de la page blanche peut arriver souvent. »

Au cours de ces 10 années d’écriture, le travail a pris quelques pauses. Sa conjointe de longue date, Ginette Guérin, a été touchée à trois reprises par le cancer. À un certain point, Gratien Duchesne a même pensé arrêter l’écriture de son récit.

« C’est ma femme qui m’a motivé à continuer. Elle voulait pouvoir lire mon histoire d’un bout à l’autre et que je réalise mon objectif », raconte-t-il.

D’ailleurs, pratiquement personne de son entourage ne savait qu’il avait l’intention d’écrire un livre, ni même qu’il s’était mis à l’écriture. Ce n’est qu’une fois les deux tomes publiés que le retraité a convié sa famille à souper chez lui et qu’il a fait le dévoilement.

« Tout le monde était surpris. Ça vraiment été un beau moment! Et de recevoir leurs commentaires lorsqu’ils lisent mes livres, ça fait chaud au cœur », ajoute Gratien Duchesne.

Le Consortium

L’histoire met en scène un brillant avocat montréalais qui échappe de peu à une tentative d’assassinat, peu de temps après que son père ait vécu une situation similaire.

L’avocat se retrouve aux prises avec une sinistre organisation internationale. Avec ces polars, l’auteur amène le lecteur à réfléchir aux dérapages possibles des technologies mises aux services des gouvernements.

« L’intrigue ne s’arrête jamais. À peine 10 pages dans le premier tome que l’on tombe dans l’action et ça ne prend fin qu’à la toute fin. »

Le choix de diviser son histoire en deux livres est venu une fois son récit entièrement achevé. Au total, le livre aurait fait plus de 1 500 pages, donc sous les conseils de proches, il a divisé le tout.

« Tout dépendamment de comment les choses vont aller, j’ai une idée afin de poursuivre avec un troisième tome, je me suis laissé une fenêtre à la fin du deuxième », conclut-il.

Les livres ne sont pas disponibles en librairie, mais peuvent être achetés en contactant l’auteur.

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