La pilule est difficile à avaler pour les diffuseurs

Janick Emond
La pilule est difficile à avaler pour les diffuseurs
La DG d’Alma Spectacles, Manon Pilote et la responsable des communications, Stéphanie Girard, entrevoyaient une belle saison 2021-2022. Les récentes annonces risques d’impacter plusieurs évènements. (Photo : Trium Médias - Archives)

La pilule était déjà difficile à avaler pour les diffuseurs de spectacles lorsque le gouvernement Legault avait réduit la capacité des salles de 50 %. C’est un autre coup dur qui survient quelques jours plus tard, alors que le gouvernement a resserré encore les règles, fermant complètement les salles le 20 décembre dernier.

La première annonce de la réduction du public avait alors sidéré la responsable des communications d’Alma Spectacles, Stéphanie Girard.

« On voyait la nouvelle vague montée, mais j’espérais que le gouvernement respecte le milieu des artistes et des diffuseurs qui ont déjà dû s’adapter à plusieurs reprises depuis bientôt deux ans », lance-t-elle.

« Ce qui est encore plus difficile à comprendre, c’est que nous n’acceptons que des gens doublement vaccinés dans nos salles. Bientôt, il faudra trois doses. En plus, jamais les salles de spectacles n’ont été des lieux d’éclosion. Pourquoi nous limiter comme ça ? »

Erre d’aller

Stéphanie Girard souligne qu’il est difficile d’accepter ces nouvelles restrictions, surtout que le public revenait tranquillement en salle.

« Nous étions sur une erre d’aller. Ç’a pris du temps avant que les gens soient de retour dans nos salles. Les gens étaient frileux et inquiets de retourner dans des foules, mais on voyait qu’au fil des semaines, ils étaient de plus en plus nombreux à revenir. »

Une saison à repenser

La saison d’hiver 2022 s’annonçait donc très bien. D’ici le mois d’avril, ce sont un peu plus de 40 spectacles qui devaient normalement avoir lieu à la salle Michel-Côté et à la Boite à Bleuets.

Avec l’initiale annonce de la réduction de la capacité des salles, ce n’était que cinq évènements qui se trouvaient impactés. Maintenant, tous les évènements des prochaines semaines pourraient être touchés.

« On demande aux spectateurs qui ont des billets de les conserver. Chaque évènement fera l’objet d’une réflexion. Tous les détenteurs de billets seront contactés. »

Croiser les doigts

La seule attente qu’on garde chez Alma Spectacles, c’est que la situation ne dure pas longtemps.

« Notre clientèle est doublement vaccinée, au minimum. On applique les restrictions à la lettre et nous n’avons jamais été un lieu d’éclosion. On veut poursuivre les arts de la scène. »

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