Un documentaire axé sur la spiritualité

Par Laurie Fortin
Un documentaire axé sur la spiritualité
Guillaume Tremblay a aussi réalisé quatre courts-métrages.

CINÉMA. Originaire de St-Cœur-de-Marie, Guillaume Tremblay souhaite que le gens s’interrogent sur le sens de la vie, la place qu’occupe la spiritualité dans leur quotidien et les valeurs entretenues, à travers son premier documentaire, L’Heureux Naufrage.

C’est à travers le regard de personnalités québécoises et françaises telles que Denys Arcand, Stéphane Archambault, Éric-Emmanuel Schmitt, Ginette Reno et Guy Corneau qu’il aborde ces questions indispensables.

«D’entendre des personnalités connues parler de leur pensée ou de leur cheminement c’est intéressant. Ce sont d’excellents vulgarisateurs. Le film appelle à la transparence. Que des gens connus parlent de leur fragilité, ça fait écho aux gens. C’est déstabilisant. […] Je sentais que c’était nécessaire d’en parler. Il y a eu la révolution tranquille en 1960 et on dirait que les gens ont oublié ce qui s’est passé avant. Notre identité vient aussi de notre héritage religieux», indique celui qui obligé d’aller à l’église plus jeune, dissocie aujourd’hui le côté spirituel de l’église.

Lancé le 12 septembre dernier, le documentaire a connu une excellente réception. Les gens se disent changé et bouleversés à leur sortie. Même le réalisateur est surpris de constater à quel point l’effet est grand. Des 300 personnes présentes à Gatineau, 150 ont achetés le DVD ce qui démontre l’intérêt.

Pour l’instant, Guillaume Tremblay se sent un peu comme après un accouchement et l’idée d’avoir un "autre enfant" ne fait partie de ses priorités. "C’est épuisant. Des fois tu te demandes si tu n’es pas en train de devenir bipolaire. Des fois tu trouves bon d’autres le contraire", confie le réalisateur.

Le fait d’avoir rencontré 35 personnalités et d’avoir conservé seulement une quinzaine d’entre elle lui donne du matériel intéressant pour un autre documentaire, traitant d’un nouveau sujet.

Réalisateur

Guillaume Tremblay a fait des études en cinéma à l’Université Concordia et termine en 2004 un baccalauréat dans le domaine cinématographique à l’Université de Chicoutimi. Quatre courts-métrages, Enfin Vivre, In Memoriam, Phillippe et La Sentinelle, lui valent de nombreux prix et distinctions dans les festivals du Québec et de la France. Ses oeuvres sont achetées et diffusées par des diffuseurs télévisuels nationaux.

Il produit, réalise et filme ses oeuvres. En 2007, il est engagé comme directeur de la photographie, aux côtés du réalisateur Saguenéen Sébastien Pilote, pour le court-métrage Dust Bowl Ha!Ha!, qui gagnera de nombreux prix internationaux. Guillaume devient ensuite l’assistant de Serge Giguère, grand documentariste et directeur photo du Québec.

Il fonde en 2000 la compagnie OVIZION. Son entreprise se démarque par son approche cinématographique et ses images avant-gardistes (www.ovizion.ca)

Le documentaire L’Heureux Naufrage sera présenté samedi le 15 novembre dès 19h à la Boîte à Bleuets à Alma. Acheté par Radio-Canada et RDI, le film sera diffusé cet automne aux émissions Les grands reportages et Second regard.

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