Une institution robuste

Par Yohann Harvey Simard
Une institution robuste
À droite, Marc Racine, propriétaire du commerce hérité de son père. À gauche, son fils Antoine, premier en lice pour la reprise du flambeau.

Même la pandémie ne parvient pas à ébranler la Bastille. Dans le paysage almatois depuis 1979, la boucherie et charcuterie est là pour rester.

Marc Racine, propriétaire du commerce, n’observe aucune baisse de son chiffre d’affaires depuis le début de la crise sanitaire. Il se considère d’ailleurs chanceux puisque bien des commerces et leurs employés se retrouvent dans une toute autre situation.

Selon Marc Racine, deux facteurs incontournables sont à relever pour expliquer cette étonnante résilience. Premièrement, le commerce a pu bénéficier du statut de « service essentiel », ce qui lui a permis de rester ouvert tout au long de la pandémie. Deuxièmement, n’ayant pas cette même chance, les restaurants contraints de fermer leurs portes ont laissé place à plus d’achalandage chez les commerces d’alimentation.

Savoir se réinventer

En 2014, le commerce quitte la Plaza d’Alma qui l’hébergeait depuis son ouverture pour s’établir sur l’avenue du Pont Sud. À l’inverse de ce qui était attendu, la Bastille connaît alors une baisse drastique de sa fréquentation. La clientèle n’est pas au rendez-vous.
« Ça n’allait pas assez bien pour combler les frais du déménagement qui a coûté extrêmement cher », confie Marc Racine.

Pour la première fois depuis l’ouverture du commerce, Marc Racine songe à rendre les armes.

« Si je n’avais pas eu mon plus vieux, Antoine, j’aurais sûrement accroché les patins. Il a été d’un incroyable soutien. Sa détermination et ses encouragements ont fait la différence. »

En vain, la Bastille tente d’abord d’attirer la clientèle par la baisse de ses prix.
« On essayait d’être quelque chose qu’on n’est pas. On n’est pas une petite boucherie de quartier. Peu importe ce qu’on faisait, les gens continuaient de nous associer à une place où ça coûte cher. On a donc décidé de tout miser sur la viande de qualité supérieure, et puis ça l’a fait boom, » explique Marc Racine, qui venait de trouver la voie de son salut.

Compétition

Si la Bastille se porte bien à l’heure actuelle, cela n’empêche pas son propriétaire d’appréhender l’imminente venue de Goodfood à Alma.
« Quand on voit des commerces comme ça arriver, ça fait toujours mal », avoue le propriétaire. Cependant, devant l’arrivée d’un tel compétiteur, le fait d’avoir solidement établi son créneau permet à la Bastille de demeurer confiante quant à son avenir.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Christine tremblay
Christine tremblay
1 mois

Agréable de lire ça! Bonne continuité ma super bastille!🙏🎶