Économie

Temps de lecture : 1 min 51 s

La Microbrasserie Riverbend est là pour rester

Yohann Harvey Simard
Le 14 décembre 2022 — Modifié à 16 h 42 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

La Microbrasserie Riverbend fêtait son septième anniversaire le 10 décembre dernier. Sept années ponctuées de défis et de réussites pour le microbrasseur d’Alma.

D’emblée, Sébastien Morasse, copropriétaire de la microbrasserie avec son frère Jean-Philippe et sa conjointe Audrey Girard, explique que le marché de la bière artisanale a considérablement changé au cours de la dernière décennie.

« Ce qui a demandé le plus d’ajustements, c’est le marché. Je suis dans le monde de la bière depuis 2009, et ç’a évolué énormément depuis ce temps-là. En 2009, pratiquement personne ne buvait de la bière de microbrasserie. Il fallait beaucoup instruire les gens sur les différents types de bières, sur leurs différentes saveurs, etc. Et même depuis sept ans, le marché a continué d’évoluer énormément. »

Selon Sébastien Morasse, lorsque la Microbrasserie Riverbend a été inaugurée, le Québec comptait environ 150 microbrasseurs. Sept ans plus tard, ils sont maintenant 325, ce qui rend la compétition beaucoup plus féroce.

La folie des nouveautés

Sébastien Morasse affirme que les premières années de la Microbrasserie Riverbend ont été caractérisées par un désir insatiable des consommateurs pour la nouveauté.

« C’était presque impossible de faire deux fois la même sorte de bière. La clientèle ne voulait que de la nouveauté. Et donc, quand les détaillants nous appelaient, il nous demandait toujours la même chose : “Qu’est-ce que tu as de nouveau?”. Si on n’avait rien de nouveau, ils ne nous achetaient pas de bières. C’était la folie des nouveautés. »

Une folie avec laquelle la microbrasserie a su bien composer alors que c’est au cours de ses premières années qu’elle a connu sa plus forte croissance.

Actuellement, quelque 200 000 litres de bière sont brassés annuellement à la Microbrasserie Riverbend, ce qui représente environ 30 000 canettes par mois.

Défis

Sébastien Morasse estime que le plus grand défi de son entreprise est de faire en sorte que « la bière se rende à la bouche des consommateurs ». En ce sens, il soutient devoir constamment lutter pour introduire ses bières dans les bars et les différents points de vente.

D’ailleurs, Sébastien Morasse soutient qu’il a beaucoup misé sur la dynamisation de sa boutique afin de donner l’occasion aux clients de découvrir ses bières.

À court terme, il indique que l’entreprise se concentrera davantage sur la consolidation de ses parts de marché, précisant qu’actuellement, « l’environnement d’affaires n’est pas propice à la croissance. »

Faire sa place

Enfin, selon Sébastien Morasse, c’est d’abord le contact humain qui a permis à son entreprise de prospérer dans un marché de plus en plus compétitif.

« Encore aujourd’hui, les bières de microbrasserie, c’est une human business. Alors, ce qui a fait notre force, c’est de rester une petite entreprise. On est joignable en tout temps. On se montre très, très disponibles pour nos clients. »

 

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