Alimentation Nouvelle-Orléans : Propulsée vers de nouveaux marchés!

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Par Julien B. Gauthier
Alimentation Nouvelle-Orléans : Propulsée vers de nouveaux marchés!
Pour Sandra Fortin, présidente d’Alimentation Nouvelle-Orléans, cette entente avec les épiceries Métro est une opportunité pour que l’entreprise jeannoise se démarque à l’échelle du Québec. (Photo : Trium Médias - Julien B. Gauthier)

Alimentation Nouvelle-Orléans est sur une véritable lancée. L’entreprise d’Hébertville-Station ira bientôt conquérir de nouveaux marchés à Québec et Montréal grâce à une entente avec les épiceries Métro.

L’entreprise de 12 employés, qui produit des épices et vinaigrettes uniques, entame la phase 2 de son projet d’expansion. Elle a développé 58 nouveaux points de vente : 37 dans la grande région de Montréal et 21 dans la Capitale-Nationale.

Pour la présidente Sandra Fortin, il faudra redoubler d’ardeur afin de percer ce marché. Si elle et son équipe succèdent, l’objectif sera d’entamer la phase 3, soit de percer le Québec entier.

« C’est une phase qui est importante pour nous, car si le produit continue de se démarquer, ça va être la phase 3, qui sera un listing provincial. La bannière nous donne un an et demi pour nous démarquer dans les deux régions. Pour ce faire, on va devoir faire connaitre le produit à l’extérieur de la région. Avec la COVID, c’est sûr qu’au niveau des dégustations, c’est plus complexe », explique Mme Fortin.

Actuellement, les produits d’Alimentation Nouvelle-Orléans sont disponibles au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Outaouais, à Chibougamau, à Baie-Saint-Paul, dans le Centre-du-Québec et sur la Côte-Nord, avec 350 points de vente.

Nouveaux équipements

Pour ce faire, l’entreprise a récemment déboursé 30 000 $ pour faire l’acquisition de nouveaux équipements : une bouchonneuse et une machine à jet d’encre pour l’inscription des dates d’expiration.

Actuellement, la chaîne de production est semi-automatisée. La présidente envisage une automatisation complète d’ici quelques années. Elle assure néanmoins qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois, bien au contraire.

« Nous ne réduirons pas notre personnel avec l’arrivée des machines, on prévoit augmenter notre capacité de production, voire la doubler », prévoit-elle.

Le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise avoisine annuellement le 1 M$ et augmente de 5 % à 10 % annuellement, et ce, depuis 2012. Pour la phase 2, Sandra Fortin vise une augmentation des ventes 200 000 $, soit 10 %.

Phase 3

Si le succès est au rendez-vous dans la grande région de Montréal dans la Capitale-Nationale, d’ici deux ans, Alimentation Nouvelle-Orléans investira entre 200 000 $ et 300 000 $ afin de posséder des points de vente dans toutes les régions du Québec.

En collaboration avec la SADC Lac-Saint-Jean-Est, des réflexions sont entamées afin de produire un plan stratégique. Une refonte de l’image de marque n’est pas exclue.

Des recettes uniques

La vinaigrette Golden italienne, l’un des plus gros vendeurs d’Alimentation Nouvelle-Orléans.(Photo Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Alimentation Nouvelle-Orléans se distingue par le caractère unique de ses produits, souvent inventés par les employés par le fruit du hasard. C’est le cas pour les vinaigrettes Crémeuse à l’érable ou encore la Soleil de Toscane qui sont parmi les plus gros vendeurs.

« C’est dans la simplicité qu’on retrouve les meilleures idées. Souvent, nos nouvelles recettes sont des accidents. Faire participer les employés dans le processus de création, c’est extrêmement positif », explique Sandra Fortin, qui a étudié en technologie de la transformation des aliments.

Beaucoup de recettes ont également été développées dans les années 1990 grâce à la collaboration de nombreux chefs de la région. Actuellement, 59 produits différents sont en vente sur les tablettes et 16 sont exclusifs aux restaurants.

L’entreprise contribue également au caractère unique des mets des restaurants. « J’ai une bonne gamme de produits qu’on vend uniquement à la restauration. Certaines recettes sont adaptées spécifiquement pour un restaurant afin qu’une sauce à poutine, par exemple, ne goûte pas la même chose que celle d’un concurrent ».

Son positionnement à Hébertville-Station est stratégique. Étant à proximité de la route 169, l’entreprise occupe une place centrale dans la région.

Alimentation Nouvelle-Orléans a été fondée en 1975 à l’Ascension-de-Notre-Seigneur. Sabin Fortin en fait l’acquisition en 1991 et déménage l’entreprise à Hébertville-Station. Ses quatre filles, Sandra, Caroline, Marie-Pier et Vanessa ont pris la relève en 2011 à la suite de son décès.

Effets positifs de la COVID

L’entreprise a bénéficié pendant l’été d’une augmentation marquée de 8 % des ventes par rapport à l’année précédente. Cette hausse de popularité est due à la COVID-19, selon Sandra Fortin.

« Au niveau de la restauration, ça a été plus difficile. En revanche, les gens cuisinaient davantage, faisaient des barbecues et restaient à la maison. À partir du mois d’avril, nous avons eu une augmentation des ventes dans le commerce au détail », affirme-t-elle.

Expertise

Chaque produit est également testé, goûté et vérifié sur place par une employée experte en contrôle qualité.

« On effectue des analyses au niveau du pH pour s’assurer qu’on a les bons taux de vinaigre, la bonne quantité d’eau, pour vérifier le niveau du brassage et pour s’assurer qu’on a la bonne épaisseur.»

Alimentation Nouvelle-Orléans travaille actuellement à l’élaboration d’un nouveau produit qui devrait atteindre les tablettes d’ici un an, si tout va bien. Des tests sont en cours pour permettre sa mise en marché.

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