Le syndicat d’Alma n’est pas inquiet

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le syndicat d’Alma n’est pas inquiet
Le Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papier d'Alma demande que Résolu réalise une étude pour envisager une transition vers la production de nouveaux produits. (Photo : Trium Médias - Archives)

La fermeture de deux usines de Produits forestiers Résolu (PFR) pour une durée indéterminée à Baie-Comeau et à Amos n’inquiète pas le syndicat des travailleurs de l’usine d’Alma. Le président Jean-Pierre Rivard croit toutefois que Résolu doit envisager une transition pour garantir l’avenir de l’usine.

Selon lui, PFR doit trouver une solution de rechange à long terme pour l’usine d’Alma, afin d’éviter de vivre le même scénario des usines de Baie-Comeau et d’Amos. Celle-ci devrait notamment passer par la conversion partielle ou totale d’une des machines.

« On ne sait jamais ce qui peut arriver. Le papier journal est en baisse, mais qu’en est-il de nos créneaux? Au moins, une étude nous permettrait de savoir dans quels créneaux on pourrait se diriger. On pourrait peut-être relancer soit la machine 9 ou 10 dans un autre produit comme le carton, ou l’emballage, qui vont venir en forte demande dans les prochaines années. Résolu a accepté, mais on va les relancer pendant l’année », ajoute Jean-Pierre Rivard, qui fonde ses espoirs sur une transition.

Dans le projet de loi 50 sur la location d’une partie des forces hydrauliques de la rivière Shipshaw, le syndicat est parvenu à ajouter un amendement forçant PFR à réaliser une étude pour envisager une transition vers des produits d’avenir d’ici 2023.

Pas d’inquiétudes

Jean-Pierre Rivard ne croit que ce qui arrive aux usines d’Amois et Baie-Comeau pourrait survenir à Alma à court terme.

« Ce sont des usines de papier journal. Ce ne sont pas les mêmes créneaux que nous. Évidemment, je ne me réjouis pas de la fermeture d’usines comme ça. Mais pour nous, ça ne change pas grand-chose ».

Contrairement aux usines d’Amos et de Baie-Comeau, qui ont fermé leurs portes pour une durée indéterminée il y a plus d’un an, l’usine d’Alma ne produit pas de papier journal. Elle produit plutôt du papier à usage spécial, d’édition, de livres et d’imprimante.

Au cours de la dernière année, la demande mondiale en papier journal a chuté de 30 %, ce qui a poussé Résolu à fermer deux de ses usines au Québec qui en produisaient.

Si La Presse avait annoncé leur fermeture « définitive » dans un article paru le 30 avril dernier, PFR a toutefois démenti la nouvelle, rappelant qu’elle évalue toujours des scénarios de relance.

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