Les ventes de piscines et de spas explosent

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Par Julien B. Gauthier
Les ventes de piscines et de spas explosent
Selon l’Association des commerçants de piscines du Québec, l’installation d’une piscine prendra 20% à 30% plus de temps qu’avant en raison des protocoles sanitaires, ce qui contribuera à allonger les listes d’attente. (Photo : Courtoisie Piscines Soleil)

Alors que les Québécois risquent d’avoir un été tranquille, sans festivals, sans terrasses et sans rassemblements, les vendeurs de piscines sont littéralement pris d’assauts. La situation au Lac-Saint-Jean ne fait pas exception. Bon nombre d’entre eux sont en rupture de stock.

« Je n’ai jamais manqué de produits de spas en une année et là j’en ai déjà manqué deux fois. Je vais probablement en manquer une troisième fois », a affirmé Patrick Paré, propriétaire de Sani Dan à Dolbeau-Mistassini.

En temps normal, ce dernier vend en moyenne 52 spas par année. Depuis la réouverture le 17 avril, il en a vendu 17. À pareille date en 2019, il n’en avait que deux de vendus.

Son entreprise se spécialise dans la vente de produits sanitaires, mais aussi, dans la vente et dans l’installation de produits de spas et de piscines.

« J’ai tellement eu de demandes pour du Purell que j’ai pris moins attention à mon côté piscine et spa », a-t-il expliqué.

Retards à prévoir

Patrice Paré de Sani Dan envisage déjà une troisième commande d’équipements de spas et de piscines. En temps normal, une seule suffit pour l’année complète. Un heureux problème selon lui. (Photo Trium Médias – Serge Tremblay)

Avec cette augmentation de la demande, les clients devront attendre jusqu’au mois de juillet pour l’installation de leur piscine.

« Les gens qui voulaient une piscine l’an passé – qui ont laissé tomber, car ce n’était pas un si bel été – sont tous revenus. Ça fait beaucoup de monde », a expliqué Serge Blackburn, propriétaire de Piscines Soleil à Saint-Félicien.

Au moment d’écrire ces lignes, son entreprise avait vendu autant de piscines qu’en toute une année normale.

Il craint même une pénurie de stocks, car les fournisseurs aux États-Unis ne fournissent qu’à 20%, selon lui.

« Aux États-Unis aussi, ils sont confinés. J’ai même pas reçu toutes mes piscines que j’ai pourtant booké au mois de novembre l’année passée! »

Le confinement joue un rôle

Pour Patricia Tremblay, copropriétaire de Piscines Pro à Alma, il ne fait pas de doute que la pandémie explique cette hausse marquée des ventes des spas et des piscines.

En un mois, son entreprise avait vendu autant de stocks qu’en une année complète. Elle soutient que le mois de mai est normalement plus tranquille en raison du froid.

Et malgré la fraicheur qui a caractérisé la première moitié du mois, les ventes ont tout de même explosé.

« Un mois de mai sans COVID-19, c’est un départ beaucoup plus doux. Les gens ne voyageront pas, les campings et les plages ne rouvriront peut-être pas… Les gens cherchent à être bien dans leur cour », a-t-elle indiqué.

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