Investissement majeur à la Colonie Notre-Dame

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Par William Fradette
Investissement majeur à la Colonie Notre-Dame
Dolores et Jacques Villeneuve, les copropriétaires de la Colonie Notre-Dame. (Photo : Trium Médias - William Fradette)

Le camping Colonie Notre-Dame investit 1,5 M$ pour faire l’ajout de nombreux terrains de camping et d’une usine de déphosphatation dernier cri.

L’entreprise familiale de Dolores et Jacques Villeneuve est en pleine expansion. La Colonie dispose déjà de 185 emplacements, principalement saisonniers. Avec cet investissement de 1,5 M$, elle doublera ses espaces pour les touristes, passant d’une trentaine à 70.

C’est sans aucun fonds public que le camping situé aux abords du Lac-Saint-Jean s’apprête à offrir 30 nouveaux espaces pour la clientèle adepte de caravanage. Huit autres terrains, pour les campeurs qui voyagent léger, compléteront l’offre.

Nombreuses années de travail

Le projet germait dans la tête des copropriétaires depuis plusieurs années. La demande pour les terrains à vocation touristique est en hausse au Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais les coûts pour développer ce genre de projets sont élevés.

Cependant, c’est le ministère de l’Environnement qui aura donné au frère et à la sœur une dernière poussée pour entreprendre l’agrandissement.

« Il fallait se conformer et les exigences sont élevées ; alors pour rendre l’investissement rentable, on a choisi d’agrandir », explique Jacques.

Le déboisement a débuté il y a trois ans et chaque année une petite partie de l’aménagement était réalisée. C’est au cours de l’été que le tout a vraiment pris forme avec les pulls-throught pour les motorisés, les chemins et les conduites d’eau.

Plus hauts standards

La pièce de résistance des travaux est sans contredit l’usine de déphosphatation. Restant encore à recouvrir de pelouses, le Lac-St-Jean a pu visiter les installations, qui seront éventuellement inaccessibles au public.

Neuf réservoirs de bétons enfouis dans le sol récolteront les eaux usées du lieu de villégiature. Un bâtiment discret abrite les installations électriques et la plomberie. C’est un ordinateur qui contrôle le tout, « tout est sur mon cellulaire maintenant », d’ajouter Jacques Villeneuve.

La Colonie Notre-Dame est une vraie institution, elle a été fondée dans les années 1960. La famille Villeneuve la possède depuis près de 40 ans.

Les copropriétaires aimeraient bien rendre plus sécuritaire la traverse piétonnière qui enjambe le chemin de la Baie-Moïse. Les résidents du quartier roulent souvent au-dessus des limites de vitesse, sans s’arrêter pour laisser les piétons traverser la route.

Un panneau d’arrêt demandé

Un panneau d’arrêt est réclamé pour rendre plus sécuritaire l’entrée à la Colonie Notre-Dame.

« On ne le demande pas à l’année, seulement le temps qu’on est ouvert ! », clame Dolores Villeneuve, exaspérée de voir les automobilistes ignorer ses clients et les touristes. Une pétition circule pour améliorer la signalisation.

Dolores et Jacques Villeneuve sont inquiets. Malgré qu’un passage piétonnier enjambe le chemin de la Baie-Moïse, les automobiles ne s’immobilisent que très rarement.

Situés de l’autre côté de la route, les nouveaux terrains et le stationnement augmenteront l’achalandage de la traverse. Les campeurs sont forcés de la traverser pour se rendre au lac.

Une pétition pour exiger une signalisation plus restrictive circule. Elle aurait été signée par plus de 250 usagers du camping. Ces derniers risquent chaque fois d’être happés par des automobiles qui arrivent à toute vitesse dans les deux sens.

Travaux publics interpellés

La conseillère Sylvie Beaumont, responsable des travaux publics, a tenu à expliquer le processus en pareilles situations. « Le site web de la ville a un système de demande d’étude de circulation. Le processus est le même pour tous, car nous avons beaucoup de demandes et des critères précis ».

En 2017, les Villeneuve avaient demandé un panneau d’arrêt, à l’image de ce qui est fait à la Dam-en-Terre. Alma avait toutefois refusé la demande et avait plutôt opté pour un passage piétonnier.

Le conseiller réagit

« J’ai fait le test d’essayer de passer sur la priorité et ça a pris 10 véhicules pour pouvoir traverser », a confié François Carrier.

Rejoint par téléphone, le conseiller a déclaré qu’il pense personnellement « que ça ferait bien », relevant toutefois qu’il n’était pas responsable de la décision. « Des études appuient les décisions de la municipalité pour les arrêts ».

Les Villeneuve et l’échevin auraient déjà eu une rencontre et ce dernier assure vouloir porter le dossier pour qu’il soit analysé. Il appelle tout de même à la patience concernant la pétition. « En général, je règle mes dossiers, je ne les laisse pas traîner très longtemps ! ».

Les copropriétaires aimeraient bien rendre plus sécuritaire la traverse piétonnière qui enjambe le chemin de la Baie-Moïse. Les résidents du quartier roulent souvent au-dessus des limites de vitesse, sans s’arrêter pour laisser les piétons traverser la route.
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Serge Fortin
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Serge Fortin

Bravo à Jacques et Dolorès Villeneuve… Oui c’est vrai que la signalisation des traverses piétonnes est déficiente mais les élus et les fonfons se cachent derrière l’argument de l’ignorance des automobilistes pour ne rien faire au lieu de corriger cette déficience qui est de leur responsabilité… C’est leur job de faire en sorte que ça soit bien compris, sans nécessairement appeler la police pour donner des tickets !!! Hey Alma, on est en 2020 ou presque…