Rareté de main d’œuvre : Pas facile pour les entreprises régionales

Julien B. Gauthier
Rareté de main d’œuvre : Pas facile pour les entreprises régionales
(Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier )

Les temps sont difficiles pour les commerces de la région. Il suffit de se rendre dans les divers centres commerciaux de la région pour constater le nombre élevé d’espaces vides.

Au Centre Alma, par exemple, sur 36 commerces, on peut compter une douzaine d’espaces vides. Ce n’est pas moins du tiers de tout son espace qui est actuellement inoccupé.

Qu’est-ce qui peut expliquer ces difficultés? Selon la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, Bianca Tremblay, la rareté de main d’œuvre ainsi que le commerce en ligne en sont pour beaucoup.

Chaque entreprise vit la rareté de main-d’œuvre à sa façon. Certaines d’entre elles comblent leurs postes avec une main-d’œuvre sous-qualifié. D’autres embauchent des étudiants qui vont et viennent au gré de leurs études.

Trop souvent, des offres d’emplois sont publiées et demeurent sans réponse. Certaines entreprises ne reçoivent aucun curriculum vitae. Du jamais vu, selon Mme Tremblay.

À l’heure actuelle, les entrepreneurs doivent s’impliquer directement dans leurs commerces au lieu de développer leur entreprise en allant chercher de nouveaux contrats ou encore, en élaborant de nouvelles stratégies pour attirer de la clientèle.

« Comme entrepreneurs, on travaille tous pour une rentabilité. Cette nouvelle réalité fait en sorte que le dirigeant d’entreprise doit s’impliquer parce qu’il n’a pas suffisamment de ressources pour livrer la marchandise. »

Immigration

Tout comme Robert Bouchard de Béton Préfabriqué du Lac, la présidente de la Chambre de commerce estime qu’il faut se tourner vers l’immigration pour combler les postes vacants.

Seul hic, un manque de collaboration du gouvernement ainsi qu’une montagne de paperasse complique la tâche aux entrepreneurs qui veulent embaucher à l’extérieur. Selon elle, c’est une perte de temps et d’énergie pour les entrepreneurs.

« Certains organismes tels que Portes ouvertes sur le lac peuvent aider les entreprises à aller chercher de la main d’œuvre issue de l’immigration. Mais à eux seuls, ils ne peuvent pas fournir. Embaucher des immigrants, c’est un processus extrêmement complexe. »

« Entre les élections, plus ça change, plus c’est pareil. Les élus sont sur des sièges éjectables. Ils n’ont pas le temps de prendre conscience de la réalité des entrepreneurs. Parfois, on recule de deux pas pour avancer d’un pas », déplore-t-elle.

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