Résolu doit investir dans l’usine d’Alma

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Résolu doit investir dans l’usine d’Alma
Il n’y a pas de conjoncture économique pour le redémarrage de la machine 10 dans un avenir rapproché. (Photo : Trium Médias - Archives)

Alors que le redémarrage de la machine #10 ne semble pas dans les cartons, le maire d’Alma, Marc Asselin demande à Produits forestiers Résolu d’investir pour assurer l’avenir de la papetière.

« J’ai des doutes si un jour la machine 10 va redémarrer », croit le maire d’Alma, Marc Asselin, qui a lui-même été à l’emploi de l’usine pendant 36 ans. « Quand j’y travaillais, ils étaient en restriction budgétaire. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je sais que c’est toujours le cas ».

S’il fonde peu d’espoirs sur la machine 10, il croit que l’usine n’est pas appelée à disparaître, bien au contraire. Toutefois, les investissements provenant de PFR devront être au rendez-vous afin d’assurer sa pérennité. Il rappelle par ailleurs que la dernière ronde d’investissements majeurs remonte aux années 1990.

« On est la plus grosse région productrice de pâtes et papiers. Je pense que cette force peut nous servir à sauvegarder ce que nous avons déjà. C’est bien certain qu’on ne parlera pas d’expansion, mais on espère conserver nos acquis. Alors une compagnie qui est consciente de ça, je pense qu’elle a intérêt à investir Saguenay-Lac-Saint-Jean ».

Perte de confiance dans le métier

Même si la fermeture de la machine 10 a entraîné 130 pertes d’emploi, les travailleurs ne se bousculent pas aux portes pour revenir. Et même si celle-ci devait être redémarrée, le président du Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papiers d’Alma, Jean-Pierre Rivard, constate que la main-d’œuvre n’a plus confiance dans le domaine.

« Ça fait presque 20 ans qu’on n’a pas eu d’investissements, malgré le fait qu’on soit une usine extrêmement rentable et efficace. Avec la mauvaise presse des dernières années, fermeture après fermeture, les gens hésitent à venir travailler à l’usine d’Alma », explique-t-il.

Transition

De son côté, le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Louis Bouchard confirme qu’il « n’y a pas de perspective spécifiquement sur la machine 10. On suit constamment l’évolution et les volumes de demandes. C’est d’ailleurs ce qui nous a permis de redémarrer la 9 », fait-il valoir.

Il assure que l’entreprise est en réflexion constante sur la manière d’être « moins dépendants de produits en diminution pour emmener quelque chose de nouveau qui pourraient nous distinguer. N’importe quelle entreprise sérieuse se doit d’avoir une réflexion constante au niveau stratégique pour faire évoluer notre offre de produits ».

 

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