Vers la réouverture de la quincaillerie?

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Vers la réouverture de la quincaillerie?
La petite quincaillerie Tremblay Laroche a fermé ses portes en mars 2020. Dans l’espoir de la rouvrir, son propriétaire a tout tenté pour la sauver. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Les citoyens de Saint-Gédéon pourraient bientôt retrouver leur quincaillerie. Le promoteur Mario Brisson, qui vient d’acquérir l’édifice au coût de 200 000 $, se donne un an pour trouver un locataire qui sera prêt à y tenir un commerce.

S’il n’y parvient pas, les espaces de l’ancienne Quincaillerie Tremblay Laroche seront convertis en logements et en espace d’entreposage. D’ici là, Mario Brisson recherche activement un entrepreneur. Qu’il s’agisse d’une bannière ou d’un détaillant indépendant, il ne ferme aucune porte.

« Je n’ai pas l’intention de l’exploiter moi-même, mais je veux trouver quelqu’un pour le faire. Pour moi, c’est important que ce soit une quincaillerie. Avec le développement actuel à Saint-Gédéon, avec le nouveau quartier ou le rang des Îles, c’est viable et c’est nécessaire d’en avoir une », explique celui qui est également propriétaire du restaurant l’As de Cœur.

Sous peu, il procèdera à des travaux extérieurs, notamment au niveau de la fenestration de l’édifice.

Accueil favorable

Le maire de Saint-Gédéon, Émile Hudon a accueilli favorablement l’initiative. Selon lui, la quincaillerie manquait grandement aux citoyens, qui devaient se rendre à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix ou à Alma pour faire des emplettes.

« Oui ça manque aux citoyens. Quand on fait des travaux, on réalise toujours qu’il nous manque quelque chose, que ce soit du ruban, des clous, du silicone, des pinceaux… Quand tu n’as pas de quincaillerie dans ta municipalité, il faut parcourir des kilomètres. À la Ville, on y faisait beaucoup d’achats. C’est un service qui est assez essentiel », constate le maire.

Accompagnement

Il souligne par ailleurs que le promoteur aura l’accompagnement nécessaire de la municipalité pour la recherche d’un exploitant de quincaillerie.

« C’est sûr que la municipalité et notre corporation de développement seront derrière lui. À Saint-Gédéon, par année, c’est quand même beaucoup de permis de construction. En termes de travaux, c’est entre 10 et 12 M$ par année. »

Rappelons que la petite quincaillerie a fermé ses portes en mars 2020 en raison d’un manque de main-d’œuvre. Si son propriétaire Marc Tremblay a tout tenté pour la garder en vie, il s’est rendu à l’évidence en janvier dernier en mettant définitivement la clé dans la porte. Depuis, il concentre ses énergies sur la succursale de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

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