Vignoble Couchepagane : Un acte de foi à toute épreuve

Denis Hudon
Vignoble Couchepagane : Un acte de foi à toute épreuve
Les frères Denis et Bertrand Tremblay sont les copropriétaires du Vignoble Couchepagane. Le premier est particulièrement habile avec la machinerie tandis que Bertrand s’occupe davantage de la fabrication du vin. (Photo : Denis Hudon)

Nous ne sommes pas en Europe, ni en Amérique du Sud, non plus en Australie, pas même en Californie et pourtant, pas moins de 5 500 plants de vigne apparaissent dans le paysage et pas très loin, coule la Belle-Rivière et baigne le lac Saint-Jean.

Bienvenue au Vignoble Couchepagane, dans le rang Sainte-Anne, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Les frères Denis et Bertrand Tremblay sont des passionnés de vin. Malgré les défis au quotidien pour faire non seulement pousser du raisin mais le transformer en vin digne de ce nom, rien ne les arrête.

Leur association commence à l’aube de l’an 2000, avec l’achat de 1 000 plants Vandal-Cliche et Ste-Croix. Le cépage Vandal-Clique est reconnu pour sa rusticité et quand on est au Lac-Saint-Jean, il faut mettre toutes les chances de son côté. Dame nature a ses caprices et tout vigneron sait qu’il doit composer avec ses humeurs.

Ce n’est toutefois qu’en 2012 que le vignoble reçoit son permis de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ). Que du travail en aval a été abattu. Ce sont ajoutés au fil des années, des plants, par centaines, et aussi des cépages. Des cépages hybrides souvent issus de vignes américaines et européennes.

« On travaille ici avec 14 cépages différents, dont six ou sept qui sont maintenant bien établis. Les autres servent d’essais de culture et de vinification », explique Bertrand Tremblay,

Profits à l’horizon

Les principaux cépages cultivés au Vignoble Couchepagane sont le Vandal-cliche (2 500 plants), le Sainte-Croix (1 000 plants) et l’Adalmiina (600 plants). La maison y produit dans ses bonnes années environ 5 000 bouteilles de Belle-Rivière.

Les vins blancs représentent la plus grande production du vignoble, environ 3 500 bouteilles. On y produit aussi un vin rosé, un vin rouge et un vin de vendange tardive (vin de glace).

« Comme toute entreprise, la passion est essentielle si on veut offrir le meilleur. Nous sommes aussi des hommes d’affaires et oui on veut rentabiliser nos investissements. Je dirais que depuis 2 ans environ, on fait nos frais et les profits devraient bientôt être au rendez-vous », anticipe Bertrand Tremblay.

Le lac Saint-Jean agit comme un protecteur des vignes

Le vignoble s’étend sur 5 acres en production avec environ 5 500 plants.

Sans le lac Saint-Jean à proximité, il serait impossible d’y cultiver des raisins propices à sa transformation en vin. Cet immense plan d’eau agit parfois en protecteur contre les gels au printemps et en automne.

« C’est long avant d’obtenir des résultats concrets dans la viniculture et encore plus dans une région comme la nôtre. On est ici pas mal à la limite nordique pour produire du vin. Il faut être patient et apprendre de ses erreurs. Il faut aussi s’adjoindre des gens qui connaissent la culture du vin si on veut progresser », lance Bertrand Tremblay.

Ce vétérinaire retraité de 73 ans (son frère Denis est un agriculteur de 76 ans) n’hésite pas à faire appel à des agronomes pour le conseiller.

« Les cépages se sont énormément développés entre 1990 et 2010, je dirais. Nous en savons beaucoup plus sur les vignes en territoire nordique. On retrouve maintenant des cépages mieux adaptés à notre climat et les recherches se poursuivent toujours. Ç’aurait été impensable il y a 30 ans d’y faire pousser des vignes au Lac-Saint-Jean et espérer des résultats ».

Dans les IGA

L’année 2019 s’annonce bonne pour le Vignoble Couchepagane. Jusqu’à maintenant, Dame nature a été généreuse. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Bertrand Tremblay confirme que ses vins seront disponibles sous peu dans les 11 marchés d’alimentation IGA de la région. Une initiative visant à encourager l’industrie agrotouristique.

« C’est vraiment extraordinaire d’avoir une telle vitrine et la possibilité de faire découvrir et vendre nos produits. Ça ne pouvait arriver à un meilleur moment », dit tout souriant Bertrand Tremblay.

Il a aussi un autre projet déjà en balbutiement, à savoir la production d’alcool et de spiritueux à partir de résidus de raisins.

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Sylvie
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Sylvie

Une excellente nouvelle! Mais c’est désolant de lire un texte aussi mal écrit et rempli de tant de fautes…