Accident mortel à Delisle : Rémi Dallaire devra attendre en prison

Accident mortel à Delisle : Rémi Dallaire devra attendre en prison
Me Marie Sirois

Comparaissant en Chambre criminelle au Palais de justice d’Alma devant la juge Johanne Roy, Rémi Dallaire, 60 ans, de St-Ludger-de-Milot, a vu son enquête sur remise en liberté reportée au 17 mars prochain, le temps que l’on puise compléter l’ensemble de la preuve. Il est notamment accusé de conduite d’un véhicule en état d’ébriété ayant entraîné la mort.

Rémi Dallaire a été intercepté par les policiers quelques minutes après qu’il ait heurté mortellement un citoyen d’Alma, Nicol Gagné 66 ans, qui est vraisemblablement mort sur le coup. L’accident s’est produit en bordure de la route 169, près de l’intersection de la route 172, face au magasin BMR.

La victime marchait en bordure de la route au moment où elle a été happée par la camionnette de Dallaire.

Au moment de sa comparution qui n’a durée tout au plus que deux minutes, Rémi Dallaire regardait fixement le plancher et semblait sous le choc des événements qui le concernent. Il ne possède aucun antécédent judiciaire.

Preuve

À l’extérieur de la salle d’audience, la Procureur adjointe de la Couronne, Me Marie Sirois, a confirmé que Rémi Dallaire affichait un taux d’alcoolémie deux fois supérieur à la normale, donc, plus de .160 mg. Avec le laps de temps d’ici l’enquête sur remise en liberté, elle analysera l’ensemble de la preuve et il n’est pas impossible que d’autres accusations puissent être déposées.

« Vous comprendrez que c’est une situation extrêmement pénible et à ce stade-ci, on a une pensée pour la famille de cet individu là qui est décédé. C’est pénible des deux côtés. C’est un individu qui n’a aucun antécédent judiciaire et qui n’a jamais été condamné pour quoi que ce soit. L’enquête a été reportée au 17 mars car il faut que la preuve nous soit fournie de façon complète pour que l’on puisse analyser le tout. Pour l’instant, c’est partiel, l’enquête n’est pas encore terminée et on nous a mentionné qu’il y a peut-être des chefs qui seraient ajoutés à tout cela. Avant de faire l’enquête sur remise en liberté, on veut s’assurer d’avoir l’ensemble de la preuve et être en mesure aussi d’offrir des garanties qui vont être satisfaisantes des deux côtés. On va être en discussion avec notre client en sa famille mais également avec les procureurs de la poursuite criminelle et pénale pour déterminer s’il y a possibilité d’avoir des ententes éventuellement pour une remise en liberté à venir », a pour sa part souligné Me Luc Tourangeau, avocat de la défense.

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