L'incendie de l'Avenue du Pont était bel et bien criminel

L'incendie de l'Avenue du Pont était bel et bien criminel
Dès le lendemain de l'incendie

TRAFIC DE STUPÉFIANTS. Une partie du voile est levé sur l’incendie qui a détruit quatre commerces de l’Avenue du Pont Sud, dans la nuit du 23 au 24 février dernier. Un individu relié à un des établissements incendié était en conflit avec les Hells Angels pour la vente de stupéfiants sur le territoire et le groupe criminalisé a ainsi servi un sérieux avertissement avec malheureusement les dommages collatéraux pour les trois autres commerces incendiés.

Cette information vient à jour quelque deux mois après l’incendie et directement en relation avec la frappe policière de mercredi dans la région et ailleurs au Québec.

Une enquête initiée par l’Escouade régionale mixte au Saguenay—Lac-Saint-Jean sur le trafic de la drogue dans la région est à l’origine de cette intervention policière baptisée « Opération Macaque ».

Les frappes policières ont eues lieu dans la région et dans le secteur de Montréal en relation avec tout un réseau d’approvisionnement en drogue et sa distribution dans la région.

Deux têtes dirigeantes ont été arrêtées, soit Jimmy Desmeules, un individu d’Alma, identifié comme la tête du réseau pour le secteur Lac-Saint-Jean de même que Daniel Bouchard, de Jonquière, qui assurait le contrôle sur le secteur Saguenay.

Avertissements

La guerre que livrent les Hells Angels pour assurer le contrôle des stupéfiants sur l’ensemble du Québec a connu un épisode très mouvementée ces dernières années.

En effet, l’arrestation de plusieurs individus reliés aux motards en 2012 avait laissé la place à des « indépendants » de s’ingérer dans le lucratif trafic de la drogue dans la région.

Cependant, plusieurs s’approvisionnaient auprès de sources autres que celles du monde criminalisé des motards.

Ce sont donc des hommes de main des Hells qui avaient le mandat de ramener de l’ordre dans la région et l’incendie criminel à Alma aurait été commandé en haut lieu pour signifier clairement à l’individu visé que les choses étaient très sérieuses.

D’ailleurs, lors de l’intervention policière, deux individus du secteur de Montréal qui étaient « descendus » faire le travail incendiaire à Alma ont été arrêtés et devront répondre prochainement à des accusations en ce sens.

Quant aux trois commerces détruits lors de l’incendie, le dossier traîne en longueur. Il faudra d’abord attendre que les policiers aient totalement complété l’enquête et remis leur rapport avant que les enquêteurs des compagnies d’assurances concernées en prennent connaissance et décident, en vertu des clauses des polices d’assurances, s’il y aura indemnisation ou non.

Plusieurs mois risquent encore de s’écouler.

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