Marie-Pier Normand-Lejeune est formellement accusée de meurtre au second degré

Marie-Pier Normand-Lejeune est formellement accusée de meurtre au second degré
La femme de 22 ans a comparé par conférence téléphonique entre le Palais de justice d'Alma et son lit d'hôpital.

ACCUSATION. Vers 11 h 35 ce matin, via une conférence téléphonique entre le Palais de justice d’Alma et son lit d’hôpital, Marie-Pier Normand-Lejeune, 22 ans, a été formellement accusée de meurtre au second degré pour la mort de son enfant retrouvé mort-né, vendredi dernier, dans une poubelle attenante à sa résidence, sur la rue St-André à Métabetchouan.

Marie-Pier Normand-Lejeune devra se présenter en cour le 3 mars prochain pour la tenue de son enquête préliminaire et répondre formellement à cette accusation de meurtre non prémédité qui a été portée suite aux éléments de preuve recueillis sur les lieux par les enquêteurs.

Notamment, les examens préliminaires ont démontré que le nourrisson était encore vivant au moment où il aurait été placé dans un sac de plastique et déposé à l’extérieur, dans la poubelle.

La femme est présentement considérée comme une accusée et elle est constamment sous surveillance alors que des policiers montent la garde devant sa chambre au 4e étage du CSSS de Lac-St-Jean-Est.

Dans les conditions découlant de l’accusation, elle n’a pas le droit de tenter d’entrer en communication avec les deux personnes qui se trouvaient sur place le soir des événements, soit son conjoint et sa belle-mère.

Bien que Marie-Pier Normand-Lejeune ait été reconnue comme apte physiquement à comparaître à ce stade des accusations, son avocate évalue la possibilité de demander un examen psychiatrique de sa cliente, cette dernière ne semblant pas réaliser pleinement tout ce qui s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, dans le logement de la rue St-André à Métabetchouan et dans la suite des événements.

Quant à la Sûreté du Québec, elle poursuit ses investigations pour tenter de tracer précisément le fil des événements.

Notamment, les policiers vont comparer la déclaration originale du conjoint de l’accusé pour valider sa précision en rapport avec une entrevue que l’homme a accordé en fin de semaine à un média national. Dans cette déclaration où on ne voit pas son visage, il avoue ne pas savoir que sa conjointe était enceinte et pensait que le sac maculé de sang qu’elle lui a demandé de mettre à la poubelle était en fait consécutif à une hémorragie interne que la femme aurait faite.

Il n’aurait jamais eu connaissance de la présence d’un bébé dans le sac en question.

Cette semaine, une autopsie sera réalisé sur le corps du poupon afin de déterminer précisément les causes de son décès.

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