Meurtre de l’avenue Champagnat : Éric Perron a eu la peur de sa vie

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Par William Fradette
Meurtre de l’avenue Champagnat : Éric Perron a eu la peur de sa vie
(Photo : Trium Médias - William Fradette)

Alma n’a pas l’habitude des crimes violents. La communauté se remet lentement des gestes commis par Jean-Léon Pinette-Hervieux, un homme de 22 ans qui sortait tout juste de prison.

C’est d’ailleurs le cas de l’Almatois Éric Perron, qui habite tout près et qui revenait de ses courses la journée du drame. Il n’en revient toujours pas d’être en vie. Depuis que le visage de l’accusé circule dans les médias, il est sous le choc.

« Si c’était moi qui passais à côté avec ma pinte de lait, c’est moi qui serais mort », a dit l’homme, encore ébranlé.

Sous le choc

Quelques minutes avant, Pinette-Hervieux se dirigeait vers lui, l’air enragé. « Il s’en venait dans le milieu du chemin et quand je l’ai vu, alors je me suis dit : non, change de côté ».

Ayant décrit aux enquêteurs de la Sureté du Québec un homme de 6 pieds 2 pouces, d’origine autochtone, c’est le lendemain qu’il a reconnu l’accusé.

« En ce moment, ce à quoi je pense, c’est oublier sa face. Mettons que je me réveille souvent, je m’aperçois que j’ai failli crever », ajoute l’homme.

Éric Perron souligne qu’après avoir survécu au cancer, il n’aurait jamais imaginé passer si près de la mort.

Un crime gratuit

La victime a été poignardée sans raison apparente alors qu’il aidait un ami à refaire le revêtement de sa maison. En passant devant la demeure en rénovation, Pinette-Hervieux aurait brandi deux armes blanches et aurait soudainement poignardé la victime.

Il aurait ensuite menacé une autre personne avant de quitter la scène du crime, pour être arrêté dans les minutes suivantes sans offrir de résistance aux policiers. Le témoin a également déclaré avoir tenté de sauver son ami, mais il était trop tard.

Jean-Léon Pinette-Hervieux, un jeune Ilnu de 22 ans, il a comparu mercredi dernier au palais de justice d’Alma pour des accusations de meurtre au premier degré et de voies de fait armé.

L’accusé avait été condamné à une peine de trois ans de pénitencier l’an dernier pour des actes violents à l’endroit d’un autre détenu, de sa copine et d’un agent de la paix. Il sortait tout juste de prison après avoir purgé les deux tiers de sa peine.

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Johanne savard
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Johanne savard

Cest un geste malheureux oui et avant de juger regarder les deux cotes de la medaille