Ça roule pour les micro-roulottes iGoutte

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Par Janick Émond
Ça roule pour les micro-roulottes iGoutte
Le couple de propriétaires, Sylvie Lespérance et Rémi Lefebvre. (Photo courtoisie) (Photo : Photo courtoisie)

« C’est mieux de grandir lentement, que de grandir trop rapidement et de se péter la face. On veut suivre et être là pour notre clientèle, offrir un bon service. Si on commence à aller partout, on va perdre en qualité », commente Sylvie Lespérance, copropriétaire des micro-roulottes iGoutte.

Il faut dire que les affaires roulent très bien pour la jeune entreprise saguenéenne. À ce jour, trois ans après sa fondation, environ 200 de ses roulottes sillonnent les routes du Québec. De plus, la demande ne cesse d’augmenter chaque année.

Toutefois, le couple propriétaire, Sylvie Lespérance et Rémi Lefebvre, ne voit pas trop loin, ou trop grand. Même si la demande est présente pour exporter leur création en Europe ou aux États-Unis, ils préfèrent se concentrer sur un plus petit marché pour commencer.

« On veut continuer de développer nos affaires ici avant d’aller voir ailleurs, il y a encore trop de demandes au Québec. On veut être en mesure de fournir la province et le Canada avant de s’étendre. Lorsqu’on sentira qu’il y a une baisse d’intérêt ici, on regardera nos options », précise Sylvie.

Cette dernière mentionne d’ailleurs que l’emplacement de leur garage est à un endroit très avantageux.

Situé sur le boulevard du Royaume à Larouche, à mi-chemin entre le Lac-Saint-Jean et le Saguenay, l’endroit voit beaucoup de curieux s’arrêter pour jeter un oeil à la roulotte.

Combler un manque

Comme la micro-roulotte iGoutte est un produit estival, la période d’hiver peut être difficile pour une jeune compagnie. Jusqu’à maintenant, Rémi et Sylvie passaient la saison froide à la fabrication et à la production de roulottes.

Mais à compter de cet hiver, ils lanceront un nouveau modèle qui ne sera disponible que durant cette période de l’année.

« Quand tu es saisonnier, il faut trouver une façon de se démarquer pour être en mesure d’en vivre à l’année. C’est donc dans cette optique qu’on va lancer un nouveau modèle », lance-t-elle.

Ce nouveau modèle, qui s’ajoutera aux quatre autres déjà existants, n’a toujours pas de nom. Cependant, on sait déjà quel sera son concept.

« Ce qu’on peut dire, sans trop donner de détails, c’est que nous allons faire entre 10 et 15 modèles de cette roulotte. La particularité, c’est qu’il n’y a aucune d’elles qui seront pareilles, elles auront toutes leur propre esthétique », mentionne-t-elle.

Une histoire d’amour au cœur d’un produit de luxe

Construite dans le garage résidentiel aménagé spécialement pour la production des roulottes, qui sont pratiquement toutes faites à la main par les cinq employés, la iGoutte se veut un produit de luxe.

L’an dernier, l’Université de Sherbrooke a fait une batterie de tests sur une durée de trois mois afin de vérifier la qualité et la solidité du produit. Entre autres, ils ont vérifié s’il était possible d’alléger plus l’embarcation et si le rapport qualité-prix se justifie.

« Ils ont même placé la roulotte, pendant trois mois, sur une machine qui la brassait 24 heures sur 24. Au final, il n’y a que les vis qui ont dévissé », mentionne fièrement la copropriétaire, Sylvie Lespérance.

De plus, la iGoutte est considérée et reconnue développement durable. Grâce à des panneaux solaires, elle est écoénergétique et autonome à 100 %.

Une histoire d’amour

C’est l’histoire d’amour entre Rémi Lefebvre et Sylvie qui est au cœur de la création d’iGoutte.

« On s’est marié il y a quatre ans et au lieu de partir dans le Sud, on s’est acheté un Spyder, ça faisait des années qu’on en voulait un. J’ai ensuite demandé à Rémi s’il ne pouvait pas nous trouver une petite roulotte qu’on pourrait trainer et partir en lune de miel avec ça, mais tout était trop gros et trop lourd », raconte-t-elle.

Ainsi, connaissant ses capacités, elle donne le défi à son mari d’en construire une. Elle lui a donc débloqué de l’argent et spécifié les contraintes à respecter pour être dans les normes. Et il a réussi le pari.

« On est parti avec ça et on se faisait toujours arrêter, le monde se précipitait pour la voir et nous demander d’où ça venait. Une fois revenu chez nous, habitant sur le bord de l’autoroute, on s’est mis à avoir beaucoup de monde qui arrêtait sans autorisation », ajoute Sylvie.

C’est donc tout cet engouement qui a poussé le couple à se lancer en affaires et commercialiser sa roulotte.

Initialement conçu pour être tracté derrière les motos Spyder, le produit a pourtant attiré une plus large clientèle. Aujourd’hui, près de 50 % du chiffre d’affaires provient de personnes voulant attacher la roulotte derrière un véhicule de toute taille, électrique ou à essence.

 

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