Mgr André Rivest tourne la page avec sérénité

Mgr André Rivest tourne la page avec sérénité

Mgr André Rivest entend continuer à être un prêtre actif à sa retraite.

Crédit photo : Trium Médias - France Paradis

Après 14 ans à l’évêché de Chicoutimi, Mgr André Rivest s’apprête à confier sa charge à son successeur, Mgr René Guay, le 2 février. Il jette un regard serein sur le chemin parcouru et teinté d’optimisme pour l’avenir.

« Je jette un regard très positif sur ces 14 années, au point où ma décision est prise : je vais demeurer dans la région. Je vais rester ici tant que je vais être en vie et je rêve de me rendre à 100 ans! », lance Mgr Rivest.

Bien qu’il se dirige vers la retraite, il entend être un retraité actif. « Un prêtre n’est jamais vraiment à la retraite. Il en manque tellement, alors je vais être actif dans les différentes paroisses pour donner un coup de main. »

Diminution de la pratique

Les églises ne sont plus pleines comme jadis et les difficultés financières sont au rendez-vous dans de nombreuses paroisses. Cet aspect plus négatif, Mgr Rivest en convient avec lucidité, mais affirme du même souffle qu’il y a des éléments positifs à retenir.

« On vit un bouleversement dans notre façon de faire l’église. Beaucoup de croyants, dans leur foi, s’expriment autrement que de la façon traditionnelle. On bâtit un autre type d’église avec l’aide des laïcs, qui sont eux-mêmes des moteurs de l’activité dans leurs communautés. Globalement, c’est positif. »

Mgr Rivest poursuit en ajoutant que ce n’est pas la première fois à travers l’histoire que la religion catholique vit une période où la pratique religieuse est de moindre ampleur. Lire l’histoire, selon lui, permet de développer un regard moins pessimiste.

Et les jeunes?

Les jeunes sont encore nombreux à se marier en l’église et à y faire baptiser leurs enfants. Pour Mgr Rivest, il y a là quelque chose sur lequel on peut bâtir.

C’est d’ailleurs l’un des souhaits qu’il formule pour l’avenir : que l’on puisse tenir un dialogue qui interpelle davantage les jeunes.

« J’émets le souhait que nos célébrations soient plus vivantes et que le langage s’adapte le mieux possible aux jeunes. Les personnes âgées, il faut en convenir, sont les poteaux de notre église, mais il y a place à faire comprendre aux jeunes générations que c’est plaisant de se rendre dans nos célébrations, que c’est ressourçant d’y être. »

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