De l’entrepreneuriat à saveur de prostitution ?

Rédaction

Cette semaine, une influenceuse québécoise a informé ses abonnés qu’elle avait gagné plus de 170 000 $ en un seul mois avec la fameuse plateforme Onlyfans. Par la suite, de nombreuse page Facebook et site à potin ont fait circuler cette nouvelle à travers les réseaux sociaux au Québec.

Pour ceux ne connaissant pas cette plateforme c’est assez simple, une personne créer un compte et partage du contenu exclusif sur celui-ci (majoritairement pornographique). Les personnes désirant avoir accès à ce contenu se doivent de s’abonner au compte de ladite personne pour une modique somme de 20 $ par mois.

Selon le dictionnaire, l’action de vendre son corps à des inconnus contre une somme d’argent est connue comme étant de la prostitution. Voilà la raison pour quoi j’ai un problème avec tout ça, et je ne suis pas le seul.

J’ai l’impression qu’en 2021, les sociétés occidentales préfèrent encore promouvoir le modèle de la femme au corps parfait plutôt que celui de la femme qui a travaillé toute sa vie pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Le plus ironique dans tout cela, c’est que cette promotion de la prostitution a fait le tour du web au lendemain de la journée internationale de la femme… comme quoi en 24 heures nous avions tous déjà oublié, si loin de notre chère devise québécoise « je me souviens ».

Pour ma part, je me souviendrai du jour où l’on a délaissé les jeunes adolescentes, je me souviendrai qu’on leur a laissé croire qu’il suffisait d’être belle pour réussir dans la vie. Je me souviendrai aussi du moment où nous les avons laissés seuls avec leurs angoisses et leurs complexes, en leur faisant croire que la beauté était plus importante dans la vie que leur propre bien être personnelle.

Ne devrions-nous pas faire la promotion des nombreuses femmes qui le méritent vraiment?

Alexandre Jean

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