Des policiers unissent leurs forces pour des jeunes « différents »

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Par Isabelle Tremblay
Des policiers unissent leurs forces pour des jeunes « différents »
(Photo : Photo Trium Médias - Isabelle Tremblay )

Les élèves fréquentant les classes spécialisées de l’école secondaire Camille-Lavoie d’Alma sont parrainées par une équipe de policiers qui participera au prochain Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). L’initiative de l’agent de la Sûreté du Québec Maxime Bolduc est une première.
« D’habitude, ce sont des jeunes du primaire qui bénéficie du parrainage. Et dans ce cas-ci, nous avons décidé d’aider une clientèle différente et qui est de niveau secondaire », mentionne d’entrée de jeu le policier de 29 ans.
Originaire de la région, il a intégré le poste de la SQ d’Alma en septembre dernier après avoir travaillé à l’extérieur pendant quelques années. Selon lui, le parrainage est l’essence même du Grand défi, soit d’inculquer de saines habitudes de vie.
La polyvalente accueille 82 étudiants différents de 12 à 21 ans. Ils sont répartis dans neuf classes. Certains souffrent d’un handicap, d’une déficience intellectuelle ou encore de difficultés d’adaptation ou d’apprentissage.
« Les besoins sont énormes pour ces élèves. Chacun a ses particularités. La cause me tient vraiment à coeur », poursuit Maxime Bolduc.
Sur son temps personnel, il va à l’école régulièrement pour faire bouger ceux qu’il a pris sous son aile. Pour ce faire, il doit adapter son langage et son approche, selon le profil de chaque personne. Il les amuse, il leur fait du bien et par-dessus tout, il leur transmet de belles valeurs.
« C’est comme un aimant quand il arrive ici avec son uniforme. Ça les impressionne », souligne la directrice de l’école, Josée Fortin.
« Notre récompense, c’est le 1 000 kilomètres. Mais ce qui est le plus payant, c’est le parrainage. C’est un projet qui s’étend sur dix mois », ajoute l’agent Bolduc.
Projecteur Lü
En marge du GDPL, l’équipe de Maxime Bolduc entend trouver des fonds pour doter l’établissement d’un projecteur Lü. Il s’agit d’un système de jeu interactif. Celui-ci sera dédié aux élèves des classes spécialisées.
« Avec ce projecteur, les jeunes peuvent faire des apprentissages tout en bougeant. Il les fait travailler et développer leurs sens », précise Guillaume Côté, directeur adjoint de la maison d’enseignement.
Des activités de financement sont prévues pour défrayer l’achat de l’appareil, dont le coût varie de 20 000$ à 33 000$. Parmi celles-ci, un souper spaghetti est prévu en mars et une course se tiendra en mai.

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