Joé Dufour traverse le Canada en vélo

Par Laurie Fortin

Au moment où vous lirez ces lignes, Joé Dufour sera sur le point d’entamer un des projets les plus importants de sa vie, celui de traverser le Canada en vélo, un périple de près en solitaire de 6000 kilomètres.

C’est avec une hâte évidente qu’il appréhende ce voyage prévu depuis quelques mois déjà. Dès qu’il débarquera de l’avion à Vancouver, il saura où il dormira les premiers jours, mais pour le reste, cela se décidera de jour en jour. Cette partie incertaine du voyage ne l’inquiète pas pour autant. C’est que l’athlète a lu de nombreux ouvrages pertinents et rencontré plusieurs personnes ayant complété des voyages similaires.

«Cette semaine, j’ai rencontré Rémi Cloutier, Derek Savoy et Maxime Maltais. Leur parler m’a donné une grande confiance. Ils m’ont tous dit que ça se fait et que mon objectif de 60 jours était tout à fait réaliste», relate le sympathique jeune homme de 19 ans.

La solitude ne l’effraie pas. Il considère plutôt cette occasion de prendre du temps pour lui, de se ressourcer.

«Quand on pense à ça, on est jamais seul. Moi je ne l’ai jamais été plus que quelques jours dans ma vie», philosophe celui qui affiche un calme propice à un voyage de ce type.

Ses parents, Nathalie Guérin et Jude Dufour, bien que le milieu sportif ne leur réserve plus beaucoup de secrets, n’ont pas caché leur appréhension lorsqu’ils ont appris l’idée de leur garçon. Aujourd’hui, ils ont toutefois bien confiance.

«Nous l’avons vu se préparer au fil des semaines et il est prêt», lance Jude Dufour, qui connait bien l’entraînement pour être lui-même entraîneur-chef du Club de vélo de montage Cyclone.

Trajet

Comme son périple débutera dans l’ouest canadien, rapidement il devra affronter les Rocheuses, puis, les plaines où il compte profiter des paysages et des bouffées de vent provenant du large. À ce qu’il s’est fait dire, l’Ontario sera l’étape la plus difficile mentalement en raison de la monotonie du paysage, comparable au parc des Laurentides. Heureusement pour lui, un de ses amis devrait le rejoindre pour accomplir cette avant-dernière étape qui le mènera ensuite au Québec.

Si la mécanique n’est pas son point fort, Joé Dufour croit qu’il sera en mesure de se débrouiller grâce aux petites boutiques de réparation. Physiquement, il a entretenu une bonne forme tout l’hiver ce qui l’aidera à supporter les 75 à 80 livres à traîner, vélo inclus. Sa vitesse moyenne sera de 18 à 20 km/h.

Ce projet peut sembler celui d’une vie, pourtant, l’aventurier sait déjà qu’il en vivra d’autres possiblement en compagnie de ses bons amis, François Ouellet, Jérémie Lavoie-Doyon, Charles Doucet et Simon Bourgouin.

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