Le directeur général du Mont-Lac-Vert Guy Larouche dénonce la situation

Par Laurie Fortin

Avec en tête le directeur général Guy Larouche, la station de ski de Mont-Lac-Vert se range sans hésiter derrière son regroupement, l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) pour dénoncer les tarifs avantageux versés à des stations des États-Unis.

L’électricité y est exportée à un tarif approximatif de 5 cents le kilowattheure selon le président de l’ASSQ, Claude Péloquin alors qu’au Québec les centres de ski paient entre 10 et 20 cents supplémentaires.

Présente au sein de l’ASSQ depuis quelque temps, cette préoccupation a pris une importance particulière lorsque cette situation a été révélée publiquement.

«Nous avons reçu la recommandation de faire un front commun et c’est ce que nous allons faire. Ça n’a pas de bon sens que des stations des États-Unis paient moins chers que nous quand c’est Hydro-Québec qui exporte l’électricité, s’indigne le directeur général du Mont-Lac-Vert Guy Larouche qui avoue avoir appris cette aberrante situation dans les médias.

Pour concrétiser son mécontentement, Guy Larouche a suivi les recommandations de son association et a envoyé une lettre au député Alexandre Cloutier. «Nous devons nous tenir. Une action seule n’a pas autant d’impact que si nous la faisons tous. C’est notre cheval de bataille à tous.»

Avec les conditions météorologiques de cette année, il a fallu faire beaucoup de neige artificielle. Plus il fait froid, plus le canon est productif. Depuis le 21 novembre que nous en fabriquons et nous en fabriquons encore. Dans ce temps-là, la facture monte rapidement.»

À titre d’exemple, du mois de novembre à celui de janvier l’année dernière, la facture du bâtiment haute pression s’est élevé à 27 000$ et celle pour celui à basse pression à 14 000$.

Pour Guy Larouche, il ne fait nul doute que les économies seraient majeures. Chaque saison, c’est une préoccupation pour lui et son équipe de prendre le moins de temps possible afin de réaliser l’enneigement des pistes.

Hydro-Québec

Selon le Journal Des Pays-d’en-haut, la société d’État se défend en disant que les clients ne paient pas la puissance à l’année, mais sur une courte durée en qu’en ce sens, ils sont avantagés. Hydro-Québec table sur le fait que c’est l’un des seuls distributeurs d’électricité à répondre de façon spécifique aux abonnés saisonniers.

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