Motocross : À 10 ans, Alex Tremblay a un talent naturel qui pourrait le mener loin

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Par Janick Émond
Motocross : À 10 ans, Alex Tremblay a un talent naturel qui pourrait le mener loin
(Photo : Ruelland)

L’avenir est prometteur pour le jeune Brunois Alex Tremblay en motocross. Du haut de ses 10 ans, il rafle déjà tout sur son passage.

C’est à l’âge de 2 ans et demi qu’Alex enfourchait une moto pour la première fois.

« Dans ce temps-là, je courais sur les championnats provinciaux de motocross. Il n’avait même pas encore un an et il était là toutes les fins de semaine sur les sites des courses. C’était donc normal qu’il fasse de la moto, il a toujours été là-dedans », mentionne son père, David Tremblay.

Il ajoute que les premières questions que son garçon a posées à ses amis, ce n’était pas quels étaient leurs jouets, mais s’ils avaient une moto.

Aujourd’hui, Alex compétitionne dans la catégorie 65cc A, qui regroupe les meilleurs chez les 7 à 11 ans. Il a également fait des courses dans le 85cc, où l’on retrouve les 12-15 ans, avec sa moto de 65cc.

« Il lui reste encore une saison l’an prochain en 65cc, mais je ne veux pas qu’il perde son temps, c’est trop facile pour lui dans cette catégorie-là », indique son père.

Il aimerait donc qu’Alex commence dans le 85cc, le temps de faire quelques pratiques et courses pour l’habituer.

Provincial

Pour l’instant, il ne compétitionne qu’au niveau régional en plus de quelques courses provinciales durant la saison. Par contre, David Tremblay voudrait bien que son jeune homme ne soit qu’au niveau provincial.

« C’est toujours une question de budget, mais je le sais que c’est un champion, juste à voir dans son attitude, la façon qu’il pilote sa moto, le potentiel est là », dit-il.

Dans ses courses régionales, il n’en perd jamais une, poursuit le paternel.

« Il peut tomber, se relever et finir quand même premier avec une bonne avance. Les autres concurrents sont très bons aussi, mais Alex à une facilité et des aptitudes incroyables. »

Même les amis de David n’en reviennent pas du talent du jeune.

« Ils me disent, quand il sera rendu sur les grosses motos comme nous autres, des 450cc, il ne sera pas pareil, il va être à un autre niveau. Il a passé sa vie à courser en motocross, à arriver premier et vouloir toujours aller plus vite. Rendu en 450cc, ça n’aura aucun sens comment il va rouler vite », raconte David. Tremblay.

Un talent inné

Le père d’Alex mentionne que son jeune a un talent naturel, qu’il n’a jamais eu besoin d’un entraineur pour lui enseigner les techniques.

« Je ne veux pas le coacher non plus, lui tomber sur la tête et qu’il perde le goût de faire de la moto. Il apprend de lui-même, et même si je voudrais le replacer sur des petites affaires, je ne peux pas, il est parfait. Même les jeunes qui donnent des cours n’ont rien à dire sur Alex. Il a un talent naturel. »

Une autre saison couronnée de succès

La saison 2019 d’Alex a encore une fois été remplie de succès. Il a terminé premier à nouveau au classement à la fin des huit courses de l’année.

La saison a cependant commencé d’un mauvais pied, alors que les problèmes mécaniques s’enchainaient.

« Nous avions encore la même moto que l’an dernier parce que nous n’avions pas nécessairement l’argent pour la changer, ce qui a entrainé certains problèmes », commente son père, David Tremblay.

Durant une journée où il devait participer à quatre courses, il n’a pas pu en terminer une seule à cause de bris.

À sa course de la fin de semaine suivante, ça été le même refrain, mais Alex a tout de même été en mesure de terminer premier malgré tout.

À ce moment, ils n’ont eu d’autres choix que de changer la moto pour une nouvelle.

« On n’avait plus le choix. Partie comme ça, il n’allait pas pouvoir finir sa saison, il lui en fallait une nouvelle », mentionne David.

Au terme de la saison, Alex Tremblay a gagné sept des huit courses.

Contre les meilleurs

Au début de septembre, Alex a participé à une grosse course hors-saison au Stade olympique à Montréal.

Sur place, dans sa catégorie, ils étaient 20 coureurs en provenance d’un peu partout au Canada et même quelques-uns des États-Unis.

« Sur la ligne de départ, je crois qu’ils étaient maximum six à parler en français », souligne son père.

Il ajoute qu’il y avait même des jeunes de 12 ans sur le départ et malgré tout, Alex a terminé en 2e position à la fin de la course.

« Ça parait minime à notre âge deux ans de différence, mais à cet âge-là, il y a un monde de différences entre les deux. »

Il s’agit de la plus grosse course qu’Alex n’aie jamais faite dans sa jeune carrière.

« J’étais stressé. Le matin, je n’avais même pas mangé », lance Alex.

Maintenant que la saison est terminée, le père et le fils regardent vers l’avenir et ce n’est pas demain qu’Alex arrêtera de courir.

« Avec le talent qu’il a, il y a quelque chose à faire, on ne peut pas lâcher. On va faire les sacrifices nécessaires pour qu’il continue le plus longtemps possible, malgré les gros sous qu’une année peut coûter », conclut David Tremblay.

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