Recrutement outre-mer pour les Jeannois du Collège d'Alma

Par Laurie Fortin
Recrutement outre-mer pour les Jeannois du Collège d'Alma
Mathieu Brassard compare le recrutement à une guerre des tranchées.

Le recrutement outrer-mer devient nécessaire afin d’obtenir des équipes de football compétitives ou du moins, possédant un nombre de joueurs intéressant.

C’est le constat que Mathieu Brassard, l’entraîneur-chef des Jeannois, a fait en compagnie des autorités du Collège d’Alma qui l’ont envoyé 10 jours en France au mois de décembre, afin d’effectuer un recrutement dans certaines écoles de l’endroit.

«De plus en plus de Français ont la volonté de jouer et d’étudier en même temps. Nous sommes donc allés à Grenoble, Lyon et Paris pour établir des contacts avec des équipes.»

Ce dernier donne l’exemple de formations telles que Thetford Mines qui compte dans ses rangs plusieurs joueurs Européens.

Entretien difficile avec les parents

Comme c’est eux qui décident souvent de la décision finale, les parents sont aussi rencontrés lorsque c’est possible.

«Ils ont de grandes inquiétudes de voir leur enfant changer de pays ou par rapport à la reconnaissance des programmes», indique celui qui est parti en compagnie de Marie-Claude Labarre, représentante pour tous les cégeps de la région.

Première approche

Si c’est la première fois que le Collège d’Alma y va d’une telle initiative, ce n’est pas le cas pour d’autres cégeps de la région.

«Il faut commencer par un, lui faire vivre une belle expérience, s’assurer de lui montrer tous les beaux attraits qu’il peut avoir ici et après le bouche-à-oreille devrait débuter», explique Mathieu Brassard qui espère avoir réussi à convaincre 3 ou 4 joueurs.

Recrutement

Le recrutement est de plus en plus féroce partout au Québec. Mathieu Brassard compare d’ailleurs le phénomène à une guerre des tranchées. Pour les Jeannois, qui n’ont pas réussi à briller comme ils l’auraient souhaité, attirer des joueurs requiert un double défi. Mathieu Brassard croit toutefois que d’avoir atteint les séries jouent en leur faveur. Et il ajoute: «la probématique de manque de joueurs était général dans les autres cégeps. Nous avons une baisse de clientèle. Les jeunes aujourd’hui ont tellement de choix de sports. Il ne faut pas lâcher. Le baby-boom du primaire va arriver.»

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