Un cheminement épatant pour Frédérique Bergeron

Par Laurie Fortin
Un cheminement épatant pour Frédérique Bergeron
Frédérique Bergeron vit une superbe progression depuis qu’elle évolue avec les Lynx du Collège Édouard-Montpetit.(Photo: Laurie Gobeil)

La joueuse de hockey d’origine almatoise Frédérique Bergeron est la première surprise de voir la progression épatante qu’elle connaît depuis qu’elle est arrivée dans les rangs des Lynx du Collège Édouard-Montpetit, il a environ six semaines maintenant.

«C’est terrible la différence! En six semaines, je me suis vraiment beaucoup améliorée. Pour que moi je m’en rende compte, c’est parce que c’est majeur comme changement. Je ne pensais pas que je pouvais m’améliorer à ce point.

Tout ce qu’il dit, il le fait. Il se comporte avec nous comme un père. Il me demande d’être plus offensive à ma position ce que je n’ai jamais vraiment été. Je suis en plein apprentissage. C’est de loin le meilleur coach que j’ai eu», lance Frédérique Bergeron en parlant de l’entraîneur-chef Yannick Evola.

Tout comme elle, son père et sa mère sont renversés du support, de la discipline et des compétences du chef de file des Lynx depuis les cinq dernières années.

Tel que promis, Yannick Evola confie un grand nombre de minutes de glace à la Jeannoise. Bien sûr, le fait que l’équipe compte seulement cinq défenseurs joue en sa faveur.

Jusqu’à maintenant, les Lynx dominent leur ligue collégiale. Contre les Cheminôts de St-Jérôme, l’équipe a par exemple remporté sa première partie 6 à 0. La défenseure a terminé ce match avec une récolte d’un but et deux passes. «Elle semble prendre de la maturité semaine après semaine, et sera tout un atout dans notre brigade défensive dès cette saison. Elle comprend bien notre système et applique bien les consignes demandées», a dit l’entraîneur-adjoint des Lynx, Alain Hénault après la partie. «Quand on arrive dans un aréna, on sent que nous sommes redoutées!», illustre Frédérique Bergeron.

Si cette dernière s’adapte très bien à son nouvel encadrement sportif, elle apprécie son univers social. Preuve que l’équipe vit une véritable chimie, les filles se retrouvent autant sinon plus en dehors de la glace que sur celle-ci.

Championnat canadien

Après avoir passé avec brio à travers toutes les étapes de la sélection pour une deuxième année consécutive, Frédérique Bergeron a obtenu son laissez-passer pour faire partie de l’équipe Québec des moins de 18 ans. Signe de la force de son équipe, trois autres collègues des Lynx l’accompagnent dans ce périple.

Le 10 octobre dernier, toutes les joueuses se sont réunies une dernière fois, afin d’essayer les manteaux, planifier les derniers détails et effectuer quelques pratiques, avant de se rendre au Championnat canadien qui aura lieu à Surrey en Colombie-Britannique du 4 au 8 novembre prochain. Évidemment, l’objectif demeure l’obtention de la médaille d’or que les Ontariennes gagnent depuis les huit dernières années.

Ce rendez-vous important sera aussi synonyme de baptême de l’air pour Frédérique Bergeron. «Ce n’est pas drôle, mais ça me stresse plus que de jouer! L’année dernière, c’était ma première année, je connaissais moins le fonctionnement, mais cette année je vais faire partie des vétérantes», s’exclame la jeune fille. Même si elle gère bien le stress, la joueuse est consciente que cette rencontre sera le moment propice pour se démarquer des autres en vue de se faire offrir une invitation pour l’équipe Canada.

Sélection

Comme les années précédentes, un premier gros camp d’une semaine s’est tenu en juillet dernier à St-Jean, mais contrairement aux autres années la méthode de sélection a été différente. «Au lieu de nous annoncer si on continuait le processus ou non à la fin du camp, ils ont décidé de le dire quelques semaines plus tard par courriel, pour éviter que l’on stress trop avec ça. Ça enlève la pression», conclut la jeune fille.(L.G.)

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