Suspension Turcotte remet les pendules à l’heure

Suspension Turcotte remet les pendules à l’heure

Julie Dufour

La vidéo de l’opération pour sortir un tracteur de la rivière Petite-Décharge samedi dernier a eu l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux.

Le propriétaire de l’entreprise Suspension Turcotte, David Gagnon, a tenu à expliquer le fil des événements devant les nombreux commentaires négatifs qui ont déferlé sur les réseaux sociaux.

David Gagnon est joint vendredi pour intervenir. Comme sa remorque se trouve à Québec, il ne peut le faire immédiatement ce qui pousse Lachance Asphalte à faire une manœuvre de son propre chef.

David Gagnon, à la tête de l’entreprise depuis quatre ans, a été le premier surpris de voir la vidéo et la façon dont le tracteur a été sorti de l’eau. C’est lorsqu’il a appris le contexte auprès de son opérateur qu’il a compris.

« Je ne l’aurais pas sorti de cette façon. Le vendredi, j’avais fait des appels si on pouvait construire des structures en métal pour le sortir de l’eau adéquatement. Mon opérateur m’a expliqué que c’est ce que le client lui avait demandé et nous avons répondu à sa demande », soutient-il.

Selon David Gagnon, la volonté de Lachance Asphalte était de sortir le tracteur avant 17h. Il a reçu l’appel vers 13h le samedi et le tracteur est sorti vers 14h30. Le  ministère de l’Environnement avait aussi prévenu la compagnie Lachance Asphalte des impacts de le laisser à l’eau.

« À mi-chemin, quand mon opérateur a commencé à le sortir, il a demandé aux gars de Lachance Asphalte s’ils voulaient qu’on le remorque d’une autre façon pour amoindrir les dommages et ils ont répondu de tirer », d’expliquer le propriétaire.

L’opérateur de la remorque Jacques Lavoie a suivi le dossier de près avant même de recevoir le « call » le samedi. Vendredi soir, il était sur place pour voir s’il pouvait aider à sortir le tracteur.

Impacts

Tous les commentaires négatifs des internautes ont des impacts sur Suspension Turcotte et les personnes qui gravitent autour de l’entreprise.

« Que l’on me traite de tous les noms, c’est une chose, mais que l’on s’attaque à ma famille, à mon père, c’est ce que je trouve le plus dur », de confier David Gagnon. Il souhaite aussi que cette regrettable situation ne brime pas trop le moral de son opérateur.

Un message viral

Il n’y a pas que la vidéo qui a connu un succès monstre. Consternée de voir la panoplie de commentaires non fondés sur la situation, Julie Dufour y est allée d’un message sur sa page. Évidemment, jamais elle n’aurait cru que son message aurait une telle portée.

«J’ai seulement démontré qu’avec les réseaux sociaux, on peut contrôler l’information et la rediriger pour qu’elle soit vue sur une autre facette. Le premier commentaire est vital à ce qu’elle va devenir. On partage parce que les autres partagent. On hurle au scandale quand les autres le font. On prend vite la couleur de la communauté qui nous entoure, sauf que sur les réseaux sociaux, ça nécessite généralement beaucoup moins de courage», de soutenir celle qui œuvre d’ailleurs comme conseillère solutions médias chez TC Media.

Julie Dufour ne comprend pas cette habitude que plusieurs ont de rire du malheur d’autrui.

«On en met beaucoup sur le dos du droit d’expression, mais dans les droits fondamentaux qui constituent cette même Charte des droits et libertés, on stipule également que toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation. Personnellement, j’appelle ça du respect.»

Pour voir la vidéo de l’opération.

Pour lire l’article de Julie Dufour.

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