La Ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix souhaite donner une nouvelle vocation au secteur du banc de sable qui, jusqu’à récemment, était surtout fréquenté par les amateurs de vélo de montagne. Présentée à la population lors d’une séance d’information le 29 septembre, la vision municipale prévoit notamment la création d’une forêt urbaine accessible à l’ensemble de la communauté.
Le projet vise à transformer progressivement le secteur, qui comprend déjà un réseau de sentiers de 19 km, en un espace naturel et récréatif axé sur la marche, la découverte de la nature et les activités de plein air, tout en assurant la protection du milieu. La Ville souhaite notamment « structurer l’accès au site, améliorer la sécurité des usagers, protéger les milieux naturels et favoriser la mobilisation citoyenne autour de ce nouvel espace collectif », indique le maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, André Fortin.
Cette orientation s’appuie sur différentes consultations menées au cours des dernières années. La consultation jeunesse 2025-2026 avait notamment fait ressortir un intérêt pour une forêt dotée d’espaces propices au plein air et aux rassemblements.
Les résultats de la démarche Municipalité amie des aînés (MADA) 2026 ont quant à eux souligné l’intérêt pour les circuits piétons et les sentiers de randonnée. Le bilan de santé du Réseau local de services réalisé en 2026 recommandait également le développement d’une offre récréative accessible, multigénérationnelle et disponible toute l’année.
Des travaux dès cet automne
La première étape du projet doit être réalisée dès cet automne. Des travaux forestiers visant notamment à sécuriser et à réaménager les secteurs affectés par des chablis (arbres brisés, morts ou déracinés) seront entrepris sur environ six hectares.
À plus long terme, le secteur doit devenir un lieu favorisant la marche, l’observation de la nature et différentes activités récréatives compatibles avec la protection de l’environnement.
La Ville envisage également d’intégrer une offre de ski de fond au secteur à compter de l’hiver 2027-2028. « On pourrait même ouvrir quelques kilomètres de piste cet hiver, mais c’est vraiment sous toutes réserves », précise le maire.
La mise en place d’un circuit de ski de fond en bonne et due forme demeure toutefois conditionnelle à certains travaux, notamment l’aménagement d’un stationnement adapté, ainsi qu’à l’obtention d’aides financières.
Le vélo de montagne remis en question
La nouvelle orientation municipale entraîne toutefois un changement important pour les adeptes de vélo de montagne. La Ville a annoncé que jusqu’à nouvel ordre, cette pratique ne sera plus autorisée dans le secteur du banc de sable.
Interdit depuis 2025 à titre de mesure temporaire, le vélo de montagne a fait l’objet d’une analyse portant notamment sur la sécurité, l’entretien des infrastructures, les responsabilités municipales et les coûts associés au maintien du réseau.
Selon la Ville, l’entretien des sentiers de vélo de montagne nécessite des investissements récurrents pour assurer notamment le drainage, la signalisation, les ouvrages de franchissement et les inspections. Les coûts liés aux assurances et à la responsabilité civile doivent également être considérés.
La municipalité souligne par ailleurs les enjeux de cohabitation entre cyclistes et piétons, alors que la nouvelle vocation du secteur doit davantage miser sur la marche, la nature et les activités familiales.
Un groupe de citoyens s’est néanmoins manifesté afin de participer à l’entretien des sentiers et de permettre la poursuite du vélo de montagne. Des discussions sont en cours et la proposition doit être analysée par la Ville.
« Le conseil municipal doit prendre des décisions responsables pour assurer la pérennité des infrastructures et des services offerts à la population. La future forêt urbaine collective permettra de mettre en valeur ce secteur exceptionnel tout en le rendant plus accessible et sécuritaire pour tous », affirme le maire André Fortin.
La Ville entend ainsi faire du banc de sable un espace collectif axé sur le plein air et accessible au plus grand nombre, tout en assurant une gestion qu’elle souhaite durable du territoire et des ressources municipales.


