Le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, se rendra à Phnom Penh, au Cambodge, du 12 au 17 novembre afin de participer au 20e Sommet de la Francophonie. Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Dieudonné Ella Oyono, prendra également part à la mission.
Placée sous le thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable », la rencontre réunira les chefs d'État et de gouvernement membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Québec entend profiter de cette tribune internationale pour promouvoir ses priorités, notamment la défense et le rayonnement de la langue française.
Le gouvernement québécois affirme vouloir mobiliser les États et gouvernements membres de l'OIF autour d'actions concrètes en faveur des priorités du Québec, lesquelles n’ont pas été spécifiquement déterminées par le premier ministre. Parmi les décisions importantes attendues au cours du sommet figure également l'élection ou la reconduction du ou de la secrétaire générale de l'organisation.
En marge de cette rencontre internationale, la question des relations entre Québec et Ottawa retient également l'attention. Paul St-Pierre Plamondon a accepté l'invitation du premier ministre canadien, Mark Carney, à une rencontre préparatoire avant le Sommet de la Francophonie, mais il pose une condition : que cette réunion ait lieu dans la ville de Québec, conformément aux dispositions de la Loi sur la Commission de la capitale nationale.
Or, selon les informations rendues publiques aujourd’hui, Ottawa a plutôt proposé trois dates de rencontre dans d'autres lieux, dont le 9 novembre dans la région d'Ottawa-Gatineau, le 10 novembre à Montréal) et le 20 novembre encore une fois dans la région d'Ottawa-Gatineau. Aucun des scénarios proposés ne prévoit une rencontre dans la capitale québécoise.
