La Boulangerie Lesage, à Alma, procède actuellement à d’importants travaux d’agrandissement. Estimé à 700 000 $, le projet consiste principalement en la construction d’une nouvelle section à partir de l’extrémité sud du bâtiment.
La boulangerie du boulevard des Cascades se divise en deux départements : la boutique, où les clients se présentent pour faire leurs achats, et l’atelier de production.
L’agrandissement vise à transférer la boutique dans la nouvelle section, deux fois plus spacieuse, pour ensuite étendre l’atelier de production dans l’espace laissé vacant par le déménagement de la boutique.
Ultimement, cette reconfiguration a pour objectif d’accroître le roulement du commerce en y augmentant l’offre. « On veut faire hausser la facture moyenne en proposant davantage de produits à nos clients », résume Roberto Martel, copropriétaire de la boulangerie avec Gervais Bouchard, directeur du Maxi de Chicoutimi-Nord, de même qu’avec les employés/actionnaires Sandra Morais, Nicolas Desjardins, Caroline Desgagnés et François Lapointe.
Des mets cuisinés ont déjà fait leur arrivée sur les tablettes du commerce dans les dernières années et d’autres s’ajouteront prochainement. Il est également question d’accroître l’offre de produits locaux.
Suite logique
L’agrandissement de la boulangerie constitue la deuxième phase des investissements réalisés depuis l’acquisition, en 2022, du commerce par ses nouveaux actionnaires.
En 2024, toujours dans le but d’accroître l’offre et l’efficacité de la chaîne de travail, la plupart des équipements de l’atelier de production ont notamment été renouvelés. « Toute la réfrigération a été changée. Tous les équipements du côté de la boulangerie ont été changés. On a entre autres un nouveau four, deux nouvelles trancheuses, deux nouveaux mélangeurs, deux nouvelles chambres de pousse [pour faire lever le pain] », mentionne Roberto Martel.
Pas un domaine facile
Selon ce dernier, même en s’y consacrant activement, une boulangerie demeure un type de commerce qui n’est pas facile de rentabiliser. C’est d’autant plus vrai lorsqu’on doit y faire d’importants investissements. Roberto Martel ne se faisait d’ailleurs pas d’illusion lorsqu’il s’est porté acquéreur du commerce pourtant bien établi à Alma.
« Gervais et moi, on voulait surtout éviter que la boulangerie ferme. On voulait la sauver parce qu’on sait qu’elle a quand même beaucoup de potentiel et qu’elle est importante pour la communauté. »
Roberto Martel explique que le plan est de remettre la boulangerie sur les rails avant de la céder entièrement aux quatre employés actionnaires au courant des prochaines années.
