2,2 M$ pour la nouvelle ligne de tri de Centrem

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
2,2 M$ pour la nouvelle ligne de tri de Centrem
Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, était de passage à Alma pour annoncer le versement d'une aide financière de 2,2 M$ à l'entreprise de récupération Centrem. (Photo : Trium Médias - Yohann Harvey Simard)

Québec verse un prêt de 1,2 M$ ainsi qu’une contribution financière de 1 M$ non remboursable à l’entreprise de récupération Centrem d’Alma en lien avec la récente implantation d’une nouvelle ligne de tri automatisée.

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, et le député de Lac-Saint-Jean, Éric Girard, en ont fait l’annonce aujourd’hui.

La nouvelle ligne de tri automatisée, dont la mise en place a nécessite un investissement total de 3,4 M$, est opérationnelle depuis l’été dernier. Son fonctionnement ne requière que quatre employés, tandis qu’il en fallait une quinzaine pour opérer une ligne de tri conventionnelle. Un avantage non négligeable en contexte de pénurie de main-d’œuvre, insiste le président de Centrem, Yanick Tremblay.

La ligne de tri offre également un meilleur rendement. Grâce à elle, Centrem prévoit de doubler sa capacité de traitement des matières, pour atteindre annuellement jusqu’à 60 000 tonnes de matières traitées. Centrem récupère et revalorise une grande variété de matières, comme l’acier, l’aluminium, le bois, ou le gypse.

La nouvelle ligne de tri de Centrem possède une capacité de traitement deux fois plus grande.

L’efficacité de la nouvelle chaîne de tri s’explique notamment par le fait qu’on y a intégré un système de lecture optique qui, en plus d’accroître la vitesse de traitement des matières, améliore la qualité des sous-produits générés.

« La beauté de notre système, c’est qu’on est capables de faire des produits de qualité. Par exemple, tout le bois va être exempt de matières non valorisables. On est même capables de le séparer en quatre catégories », indique le président de Centrem, Yanick Tremblay.

Ce faisant, Centrem est encore plus habilitée à accomplir sa mission, soit d’éviter autant que possible l’envoi de déchets dans les sites d’enfouissement.

En ce sens, le ministre Pierre Fitzgibbon estime que le projet parvient à conjuguer l’économie à l’environnement.

« Pour que le Québec continue de s’enrichir, on doit accélérer les projets d’automatisation qui visent à augmenter la productivité, comme Centrem le fait aujourd’hui. En traitant plus adéquatement les matières à récupérer, l’entreprise gagne en efficacité tout en conciliant économie et environnement. »

Les 2,2 M$ remis par Québec proviennent du programme ESSOR (1,2 M$ en prêt) ainsi que de RECYC-QUÉBEC par le biais de son Programme de soutien à la modernisation et au développement des centres de tri (1 M$ non remboursables).

 

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