Vivre ma santé mentale: une fondation qui fait la différence

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Vivre ma santé mentale: une fondation qui fait la différence
Le docteur Luc Cossette se réjouit de constater que les membres de la Fondation Vive ma santé mentale se font plus nombreux chaque année. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey-Simard)

C’est le 3 juin prochain à l’Hôtel ­Universel d’Alma qu’aura lieu le ­Souper ­Prestige au profit de la ­Fondation ­Vivre ma santé mentale.

Le souper sera suivi d’un encan, dont les recettes seront également remises à la ­Fondation, ce qui représente sa principale source de financement.

Cette année, la présidence d’honneur a été confiée à ­Evans ­Thibault, directeur général de ­LAR ­Machinerie. Un choix qui ne relève pas du hasard puisqu’Evans ­Thibault est le premier au ­Saguenay-Lac-­Saint-Jean à avoir intégré à son entreprise un système de cotisation annuelle contribuant au financement de ­Vivre ma santé mentale.

« ­On avait déjà des retenues salariales pour d’autres fondations, mais on avait un taux de participation d’à peine 30 %. Ce n’était pas assez, alors j’ai fait venir le docteur ­Luc ­Cossette pour qu’il explique aux employés ce que faisait sa fondation », ­explique-t-il.

Or, la présentation du psychiatre et cofondateur de ­Vivre ma santé mentale s’est conclue par un succès fracassant.

« ­En une journée, le taux de participation est passé à tout près de 90 %. Les employés ont ­eux-mêmes fait le choix de s’en aller vers la santé mentale. »

Evans ­Thibault affirme vouloir profiter de sa tribune pour enjoindre d’autres dirigeants d’entreprise à faire comme lui et à mettre en place un système de cotisation.

LAR Machinerie est la première entreprise au Saguenay-Lac-Saint-Jean à instaurer un système de retenues salariales afin de financer les activités de la Fondation Vive ma santé mentale.

Une aide inestimable

Depuis sa création en 2014, ­Vivre ma santé mentale contribue au ­mieux-être des personnes atteintes d’un problème de santé mentale en leur offrant une multitude d’activités. L’Aviron, le yoga, la boxe, l’enseignement de techniques de pêche, des ateliers de création artistique et des cercles de discussion en sont quelques exemples.

Selon ­Luc ­Cosette, la médication est importante et nécessaire, mais pas suffisante dans le traitement de troubles comme la dépression et l’anxiété.

Il précise que ­celle-ci ne joue que pour 30 % dans le rétablissement des patients. Les 70 % restant étant le soutien de l’entourage et des intervenants (30 %), et enfin, « la partie la plus importante », la personne ­elle-même (40 %).

De là, ­Luc ­Cossette estime que cette ­Fondation est déterminante dans le processus de guérison de gens atteints de désordres psychologiques.

« ­En créant des activités comme le fait la ­Fondation, ça permet aux gens de voir d’autres personnes qui ont traversé des choses similaires. »

De plus, les différentes activités favorisent l’épanouissement de leurs participants, mais également « la sécrétion de sérotonine, de noradrénaline et de dopamine, ce que l’on tente justement de faire avec la médication. »

 

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