Grève à la Villa D’Alma: Le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma offre son soutien aux employés

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Grève à la Villa D’Alma: Le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma offre son soutien aux employés
Le Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma ont offert un chèque de 2500$ aux grévistes de la Villa D'Alma. (Photo : Trium Médias - Yohann Harvey Simard)

Vendredi dernier, le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma a offert un soutien financier de 2500$ aux employés de la résidence pour personnes aînées la Villa D’Alma, qui sont en grève depuis maintenant cinq semaines.

Les salariés de la résidence privée pour aînées (RPA) débraient depuis le 7 décembre 2022. Sans convention collective depuis le 30 juin, ils revendiquent avant tout de meilleures conditions salariales. Actuellement, le taux horaire à l’entrée est de 14,25/$, soit le salaire minimum au Québec, indique Maryse Langevin, préposée aux bénéficiaires.

De plus, selon Kathia Rondeau, aide-cuisinière, les augmentations annuelles sont dérisoires alors qu’elle affirme toucher un salaire de 16,15$/h malgré ses 17 ans d’ancienneté.

Les employés de la RPA demandent ainsi un rattrapage salarial équivalent à 9$/h sur trois ans.

Solidarité

Le président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, Sylvain Maltais, estime que les conditions salariales actuellement offertes à la Villa sont inacceptables.

« C’est honteux de savoir qu’il y a des personnes qui sont payées 14,25$/h pour s’occuper de personnes âgées. Ce n’est pas des gens qui font à manger dans une cafétéria, ils s’occupent de personnes âgées, ce sont nos pères, nos mères », s’indigne-t-il.

En guise de solidarité, les membres du Syndicat ont remis aux grévistes un chèque de 2500$ afin de compenser en partie les revenus que ces derniers ont perdus depuis le début du conflit de travail .

Une situation intenable

De son côté, Karo-Lyne Gauthier, conseillère syndicale pour la CSN, soutient que les requêtes des travailleurs sont plus que raisonnables, affirmant « qu’avec l’inflation, ça n’a plus de bon sens ».

Par ailleurs, elle ne s’explique pas comment l’employeur peut refuser de telles hausses salariales alors même que celui-ci a récemment annoncé une augmentation de loyer substantielle pour ses résidents.

« Tu sais, les propriétaires, ils sont dans les serres Toundra,  ils sont dans les quincailleries Ferlac dans le haut du lac. Et là, en plus de ça, ils ont annoncé des hausses de 500$ aux résidents. Un moment donné, c’est beau de faire de l’argent sur le dos du monde. […] Un peu de reconnaissance, ça ferait du bien… »

Selon les propriétaires de la Villa d’Alma, la hausse des loyers se justifie par l’augmentation des coûts liés aux soins et services.

Or, soulève la conseillère syndicale, « si tout coûte tant plus cher que ça, ce serait justement une bonne raison d’augmenter le salaire des employés! ».

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