La paléontologie, une histoire d’entraide

Photo de Yohann Harvey Simard
Par Yohann Harvey Simard
La paléontologie, une histoire d’entraide
Malgré sa petite taille, cette météorite pèse un plus d’un kilogramme et est surtout composée de fer. Elle a été découverte sur le site Campo del Cielo, en Argentine. Les scientifiques estiment qu’elle se serait formée il y a 4,5 milliards d’années. (Photo : Trium Médias - Yohann Harvey Simard)

Outre ses propres découvertes, Mathieu Tremblay a également agrémenté sa collection d’artéfacts provenant des quatre coins du globe grâce à des achats et des échanges avec d’autres paléontologues amateurs.

Parmi ses plus grandes fiertés, une dent parfaitement conservée de Carcharodontosaurus, un genre de dinosaures théropodes éteint depuis environ 95 millions d’années. La dent a été retrouvée au Maroc.

Il possède également des stromatolites (bactéries fossilisées en couches sédimentaires), les plus anciennes traces de vie sur terre. Son échantillon date de 1,8 milliard d’années.

C’est plutôt jeune lorsque comparé aux 4,5 milliards d’années de l’une des météorites de Mathieu Tremblay, laquelle proviendrait de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter et se serait écrasée en Argentine il y a près de 5 000 ans.

Au coût de 1 000 $, le paléontologue amateur s’est procuré cette dent de dinosaure ayant appartenu à une espèce de Carcharodontosaurus. Un mastodonte qui évoluait durant le Crétacé.

Communauté

Selon Mathieu Tremblay, l’entraide est une dimension éminemment importante dans le monde de la paléontologie. Il a lui-même bénéficié d’un soutien inestimable de la part de plusieurs paléontologues amateurs de partout au Québec.

« Ils ont répondu à toutes mes questions, et des questions, j’en avais des centaines. Ils m’ont consacré des dizaines d’heures. », indique-t-il, en mentionnant notamment les noms de Jean-Marc Ethier et de Marc R. Hansël.

« Pour être efficace, ça prend des bonnes techniques de fouille. Il faut aussi avoir des méthodes pour savoir ce que tu vois exactement, quelle partie, de quel animal. C’est dans ce temps-là que tu peux faire des découvertes vraiment intéressantes », ajoute Mathieu Tremblay, soulignant que ses progrès en paléontologie ont été grandement tributaires des enseignements qu’il a reçus.

Il adresse également ses remerciements à Bobby Jo Sansfaçons, David Leblanc, Daniel Martin, Giovanni Tremblay et François Côté.

Partager la connaissance

Se souvenir de l’histoire entourant chaque artéfact de sa collection, Mathieu Tremblay s’en fait un devoir.

« Un objet sans contexte, dit-il, surtout dans l’archéologie, c’est comme une simple roche insignifiante. »

Tout comme d’autres l’ont fait avec lui, Mathieu Tremblay souhaite maintenant partager ses connaissances. Au cours des derniers mois, il s’est rendu à l’école Curé-Hébert et au Pavillon Wilbrod-Dufour afin d’y exposer des parties de sa collection et répondre aux questions des jeunes curieux.

Il prévoit d’ailleurs répéter l’expérience prochainement, cette fois dans des classes d’écoles primaires.

 

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